Le langage poétique est fait pour communiquer des états ; les mots y sont des vases ou des clefs.
Chacun n'a qu'un certain nombre de mots en lui.
Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts ou des doigts au bout de mes mots.
Il y a des mots si opulents qu'ils vous délivrent par leur seul pouvoir.
Défiez-vous des mots sonores : rien n'est plus sonore que ce qui est creux.
Je suis l'interprète. Je suis celui qui prend vos mots et les apporte à la vie. J'ai été formé pour chanter, danser et rire, et c'est ce que je veux faire.
En voyant cette fille, magnifique j'me suis dit que c'était vraiment horrible la beauté. Rajouté à la jeunesse, c'est carrément injuste, presque indécent. J'observais son visage, ses sourcils, ses yeux, sa bouche, elle avait un visage sublime. Je me suis [...] ► Lire la suite
Quand un avare envoie un télégramme payé au mot, il choisit les mots les plus longs afin d'en avoir pour son argent.
Il n'y a rien de plus beau qu'une personne ayant eu le coeur brisé mais croyant toujours en la beauté de l'amour.
L'éloge ne corrige pas le visage où la beauté manque.
Sans la curiosité de l'esprit, que serions-nous ? Telle est bien la beauté et la noblesse de la science : désir sans fin de repousser les frontières du savoir, de traquer les secrets de la matière et de la vie sans idée préconçue des conséquences éventuelles.
Chacun a des mots qu'il ne lui est pas permis de prononcer, des vérités, des échecs qu'il refuse d'admettre ; sortez de votre rôle, dites des choses qui ne sont pas dans votre texte, et le monde vous rejette, vous méprise.
Quand un homme parle beaucoup, il y a bien des mots qui ne servent à rien...
La beauté réside avant tout dans la personnalité et non dans la peau.
Le babil du texte, c'est seulement cette écume de langage qui se forme sous l'effet d'un simple besoin d'écriture
Là où la beauté juvénile est inconsciente, la beauté mature est consciente et sophistiquée.
C'est dans et par le langage que l'homme se constitue comme sujet.
On ne doit pas reconnaître un poète à son style mais à son regard.
Boire du vin et étreindre la beauté Vaut mieux que l'hypocrisie du dévot.
Qu'est-ce que la divinité même si elle n'est quelque part la concentration de toute beauté ?
Le style est très différent de la mode. Une fois que vous avez trouvé quelque chose qui fonctionne, gardez-le.
Le langage populaire, avec son radotage obsessionnel, sa pauvreté de vocabulaire, sa manie fastidieuse d'énumérer des détails superflus, sa dépendance du concret, voilà d'où surgit soudain la poésie sans crier gare.
Le meilleur style est celui qui se fait oublier.
Le style n'est que l'ordre et le mouvement qu'on met dans ses pensées.
Le kitsch c'est une esthétique qui est soutenue par une vision du monde, c'est presque une philosophie. C'est la beauté en dehors de la connaissance, c'est la volonté d'embellir les choses et de plaire, c'est le conformisme total.
Écrire, c'est la manière la plus ostentatoire de garder silence - c'est caresser l'espoir qu'un chapelet de mots puisse déboucher sur une parole vraie.
Après tout peut-être que la grandeur de l'art réside dans la tension perpétuelle entre la beauté et la douleur, l'amour des hommes et la folie de la création, la solitude insupportable et la foule épuisante, le rejet et le consentement.
J'ai toujours eu le même style de jeu. Je ne m'inquiétais pas vraiment que les gens me donnent des coups de pied.
- J'ai une question. Réponds-y, et on revient aux regards meurtriers et aux étincelles. Réponds-y bien, et j'oublierais les derniers 145 ans où tu m'as manqué. J'oublierais combien je t'aimais. J'oublierais tout et on pourra recommencer. Ça peut être notre [...] ► Lire la suite
Les mots nous trompent comme des filles.
Méditer en philosophie, c'est revenir du familier à l'étrange et, dans l'étrange, affronter le réel.