Dans l'adolescence, on aime les autres femmes parce qu'elles ressemblent plus ou moins à la première ; plus tard, on les aime parce qu'elles diffèrent entre elles.
J'adore les huîtres : on a l'impression d'embrasser la mer sur la bouche.
Le succès des autres me gêne mais beaucoup moins que s'il était mérité.
Quand on brûle la chandelle par les deux bouts, on la fait tenir par le voisin.
Il n'y a point de hasard.
Le génie a cela de beau qu'il ressemble à tout le monde et que personne ne lui ressemble.
La réalité, elle serait très bonne et très simple, si l'homme ne s'était pas mis en tête de vouloir expliquer ce qu'elle est.
Si les maris permettaient un ou deux amants à leurs femmes pour qu'elles puissent comparer, il y auraient beaucoup plus de femmes fidèles.
C'était la dernière guerre ; la suivante attend.
Les pays ne sont pas cultivés en raison de leur fertilité mais en raison de leur liberté.
La vraie poésie est en dehors des lois.
La hiérarchie des langues correspond rigoureusement à la hiérarchie des races.
L'automobile est un équivalent assez exact des cathédrales gothiques.
Il n'y a pas de courage triste.
Regarde-le, c'est un mari fidèle. Oui, mais il n'y a pas d'homme plus triste sur la terre.
Chaque homme craint au plus haut point de n'être plus pris en charge par quelque femme ou image féminine que ce soit. Personne ne peut vivre sans l'absolution d'une image féminine.
Le gouvernement est comme toutes les choses du monde ; pour le conserver il faut l'aimer.
Il n'y a pas d'amour malheureux : on ne possède que ce qu'on ne possède pas. Il n'y a pas d'amour heureux : ce qu'on possède, on ne le possède plus.
C'est merveilleux quand on est amoureux.
Sera heureux celui ou celle pour qui tout est très important et, en même temps, sans aucune importance.
Le passé ne sera jamais pire que l'avenir.
On ne marchande pas avec les rêves, les hasards et les coïncidences.
Seuls les gens qui agissent existent.
Pour expliquer un brin de paille, il faut démonter tout l'univers.
Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d'avoir "mené la vie de garçon" ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchaînement subit de l'instinct viril. Juste crainte, mais qui n'est pas moins fondée pour la femme.
Le goût de la vie l'emporte sur celui du meurtre, de beaucoup.
Il va falloir rêver car, pour que les choses deviennent possibles, il faut d'abord les rêver.
Nous paraissons toujours courageux quand tout nous vient à souhait, mais le moindre déplaisir nous fait voir ce qui nous sommes.
Un franc succès, c'est-à-dire une chute qu'on n'a pas la franchise d'avouer.
Beaucoup de femmes se débattent pour avoir un vison. Grosse erreur ! Car pour avoir un vison, justement il ne faut pas se débattre.
Sauvez une espèce en voie de disparition : adoptez un petit communiste !
Nous passons chaque jour et chaque nuit à nous perdre et toute notre vie à nous chercher.
Il arrive que le bon sens soit la chose du monde la plus, sinon partagée, du moins partageable.
"On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait en partant." Eh bien, l'amour, c'est le contraire. L'amour, on le reconnaît au souk qu'il fout en débarquant.
Personne n'entend ceux qui disent vouloir être seuls. La volonté de solitude, c'est forcément une pulsion morbide.
Le temps n'est pas la limitation de l'être mais sa relation avec l'infini. La mort n'est pas anéantissement mais question nécessaire pour que cette relation avec l'infini ou temps se produise.
Le Capitaine Jonathan,Etant âgé de dix-huit ansCapture un jour un pélicanDans une île d'Extrême-orient,Le pélican de JonathanAu matin, pond un oeuf tout blancEt il en sort un pélicanLui ressemblant étonnamment.
J'ai passé l'hiverEn attendant un motC'est comme le désertSans une goutte d'eauLa barque à l'enversPosée sur les tréteauxOn voit au traversElle sert aux oiseaux.
Le théâtre, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, le prix de leur liberté ravie, les outils de la tyrannie.
Traîne pas trop sous la pluie.C'est pas Bogota, c'est Paris.Il y avait du cygne blanc dans cette fille-là, mon pote. Et puis du cygne noir.
Le bonheur ne m'a guère souri sur cette terre.Où vais-je ? Je cherche dans ces montagnesLe silence, la paix du coeur. C'est ma patrie,Je n'errerai plus jamais loin d'elle.Les cimes de partout redeviennent bleues,Vais-je te dire adieu ? Non, qu'à jamais,A jamais bruisse l'eau, refleurisse l'herbe !
Nous voilà au fond du paradoxe de l'acculturation. Comment se faire admettre d'un peuple sans adopter sa mentalité ? Mais si vous adoptez cette mentalité, au nom de quoi pourriez-vous le convertir à vos idées ? N'est-il pas autorisé à [...] ► Lire la suite
Seule une exigence de cohérence et de justice motive mon refus de tuer et de faire souffrir un animal.
Gabin est mort, Blier est mort, Dalban est mort, Carmet est mort, Simonin est mort, Ventura est mort : ils sont tous morts ! Mon carnet d'adresse, c'est un vrai cimetière !
Il n'est pas croyable comme le peuple, dès lors qu'il est assujetti, tombe si soudain en un tel et si profond oubli de la franchise, qu'il n'est pas possible qu'il se réveille pour la ravoir, servant si franchement et tant [...] ► Lire la suite
L'avenir m'apportera-t-il votre sagesse ?Ou les ténèbres gouverneront-elles le royaume pour toute l'éternité ?Tu vivras dans mon coeur...Je m'en souviendrai encore même si nous sommes séparés.Je te sentirai là pour moiAlors que je marche sur le chemin de la vieTu m'aides à me battre pour ce qui est justeJ'honorerai ton nom
Rire comme un fou ou comme une folle n'est pas aussi intéressant que d'avoir un fou rire.
À la base j'ai pas d'talent, j'ai pas d'don, mais personne ne reste esclave de son destin.
Dans la nouvelle scène je suis le seul qui sort du lot. Je suis le seul écrivain potable depuis Victor Hugo.
Les gens protègent ce qu'ils aiment.