Tout est vrai qui finit mal.
Il n'y a de vrai au monde que de déraisonner d'amour.
Et Allah sauvera ceux qui ont été pieux en leur faisant gagner [leur place au Paradis]. Nul mal ne les touchera et ils ne seront point affligés.
Les gens ont encore plus peur de la mort que de la douleur. C'est étrange qu'ils craignent la mort. La vie fait bien plus mal que la mort. Au moment de la mort, la douleur est terminée.
Ni pharmacien ni docteur pour guérir le mal d'amour.
Les textes saints se sont trompés : il est bon - il est même excellent - que l'homme soit seul, mais il n'est pas assez sage pour chercher son vrai bonheur.
L'abattement des esprits et des coeurs est général. Tant de mécomptes dans le passé ! tant de ténèbres dans l'avenir ? Le doute, le découragement, et cette inquiétude tantôt agitée, tantôt apathique, mais toujours stérile, que le doute enfante, c'est le mal de notre temps, même parmi les honnêtes gens.
Celui qui ne veut agir et parler avec justesse finit par ne rien faire du tout.
La vie est semblable au feu, elle commence par de la fumée, et finit par de la cendre.
Il est faux que la liberté et l'indépendance puissent être disjointes et revendiquées l'une après l'autre.
Le mal serait le problème limite de la philosophie, celui par lequel elle s'expose.
Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin.
Très souvent, le mal vient du remède même. Ce n'est donc pas la pire règle de la vie que de laisser aller les choses.
Comme il est facile de bien juger après avoir vu quel mal vient de mal juger !
L'âme, lorsqu'elle est malade, fait précisément comme le corps : elle se tourmente et s'agite en tous sens, mais finit par trouver un peu de calme. Elle s'arrête enfin sur le genre de sentiments et d'idées le plus nécessaire à son repos.
Le journaliste est stimulé par l'échéance : il écrit plus mal quand il a le temps.
Il est donc vrai que l'exercice de toutes vertus sociales, des services importants rendus à la patrie, une carrière utilement employée ne suffisent pas pour préserver d'une fin sinistre et pour éviter de finir en coupable.
Il y a plus de faux amis que de véritables, tournez leur le dos une seconde, ils vous poignarderont.
Le lecteur, ce vieil ami, à qui nous promettons toujours du plaisir à notre première page, et auquel nous tenons parole tant bien que mal dans les suivantes.
Le mal qui le plus fait souffrir est celui qu'on ne voit pas.
La grâce de Dieu nous aide à marcher et nous soutient. Elle nous est nécessaire comme les béquilles à ceux qui ont mal aux jambes.
Il ne faut pas cracher sur l'instruction, mais trop d'instruction finit par rendre le peuple trop conscient de l'inégalité sociale.
Le mal du pays, c'est s'ennuyer de ces rares personnes qui nous comprennent à demi-mot.
Un méchant au cinéma a essentiellement besoin d'une moustache pour pouvoir la jouer joyeusement pendant qu'il prépare son prochain plan méchant.
Il est faux qu'on ait fait fortune lorsqu'on ne sait pas en jouir.
Le mal que fait un homme vit après lui ; souvent ses bonnes actions vont dans la terre avec ses os.
Depuis qu'il n'est qu'un seul vrai Dieu, que de massacres en son nom.
Le meilleur remède pour les rhumatismes, c'est de remercier Dieu de ne pas avoir de goutte.
L'absence ne fait mal que de ceux que l'on aime.
Les guerres font de ces trucs : au début, il y a le bon et le méchant et à la fin la confusion est à son comble, tout se mélange.
On va me croire changé, mais il est vrai qu'on fait pour les autres ce qu'on n'oserait pour soi-même.