La France doit devenir un immense chantier de réformes.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
Il semble que de tout temps l'homme ait fait moins de réflexion sur le bien que de recherches pour le mal.
Aucun métier n'est bien marrant.
Une assemblée pour décider doit avoir une nombre impair, mais trois, c'est déjà trop.
Le mensonge suppose une délicatesse d'âme dont bien des gens sincères sont dépourvus.
Tout ce qu'on a de bon, on le doit à soi-même ; tout ce qu'on a de mauvais, aux ancêtres.
Faire de la peinture, ou de la littérature, ce serait donc bien apprendre à mourir, trouver le moyen de ne pas mourir dans la sottise de cette mort que les autres avaient en réserve pour nous et qui ne nous convient nullement.
Tel est bien le malheur profond de la jalousie que de ne pouvoir s'exprimer sans attirer la haine ou le mépris.
La modestie doit être la réaction naturelle de l'homme qui reçoit les acclamations que lui ont valu le sang versé par ses subordonnés et le sacrifice de ses amis.
Il paraît qu'on va bientôt pouvoir sortir le cerveau de Mendoza de l'azote liquide et communiquer avec lui grâce à un ordinateur. Je me demande à quoi il a bien pu penser pendant toutes ces années...
Efforcez-vous d'attirer la confiance de tous les peuples et communautés, même celle de vos ennemis, de façon qu'ils mettent tout leur espoir en vous ; si quelqu'un tombe cent mille fois dans l'erreur, qu'il puisse encore se tourner vers vous, [...] â–º Lire la suite
Une montre ne doit pas seulement être précise, elle doit aussi être belle et résistante.
Existe-t-il pour l'Homme un bien plus précieux que la Santé ?
La mémoire est un filtre malhonnête. Comme la littérature d'ailleurs. Et c'est sans doute bien ainsi.
Dans une monarchie bien réglée, les sujets sont comme des poissons dans un grand filet, ils se croient libres et pourtant ils sont pris.
Contre le désespoir, la sympathie est d'un bien faible secours.
Cela a été ainsi - et le sera encore - : sous le soleil le plus grand nombre doit toujours travailler pour quelques-uns.
Pour moi Loth est l'incarnation de l'homme moyen privé de la moindre envergure spirituelle, qui est prêt à tous les compromis tant que les choses de ce monde vont bien pour lui, et que ses petites affaires prospèrent.
Les petites filles bien nées rêvent toutes confusément d'une renaissance italienne: c'est l'état d'âme de notre race au quinzième siècle, un peu seule et desséchée, aspirant au baiser sensuel de l'Italie.
Je ne voudrais pas être Dieu, ce doit être terrible d'être toujours infiniment quelque chose.
Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu'on ne les a pas tentées.
La vanité des femmes est telle que pour paraître aimées, elles se passeraient fort bien de l'être.
Il n'y a d'autre bien que ce qui est honnête.
Une femme doit être assez cultivée pour séduire les hommes stupides et assez vulgaire pour plaire aux hommes intelligents.
L'histoire n'est pas faite de victoires ou de défaites momentanées, mais bien des grands mouvements qui entraînent des peuples entiers vers la gloire ou la destruction.
La véritable prudence est de voir dès le commencement d'une affaire quelle en doit être la fin.
Le navire qui n'obéit pas au gouvernail devra bien obéir au récif.
Je ressens toujours d'une façon poignante, le fait que souvent j'écris pour être aimé. Au fond, peut-être même parfois de tel ou tel. Et en même temps, je sais très bien que cela ne se produit jamais, qu'on n'est jamais vraiment aimé pour son écriture.
Il faut pour bien écrire que la nécessité intervienne ; le libre choix paralyse.
Tes tendres mots d'amour,Combien de lettres d'amour m'as tu envoyéesDepuis que nos chemins se sont croisés ?J'ai tant reçu de beaux poèmes sensuelsTes jolis mots avaient les couleurs cielAujourd'hui je prends ma plume pour t'écrireCombien je t'aime, c'est avec mon [...] â–º Lire la suite