Je vis haut élevé sur colonnes d'ivoire,Dont les bases étaient du plus riche métal,À chapiteaux d'albâtre et frises de cristal,Le double front d'un arc dressé pour la mémoire.
Le langage est comme une boule de pâte dans laquelle passent les phrases. Dès que tu abandonnes les phrases, c'est comme si tu pénétrais dans un bourbier dont tu ne peux plus ressortir.
Ma personnalité est faite de haut en bas, impertinente et effrontée.
Celui qui tombe du haut d'un palmier, tombe aussi sur le taureau qui y est attaché.
En vérité l'homo sapiens n'est autre qu'un appareil digestif qui, du haut de son "piédestal", déborde d'irresponsabilité envers faune et flore.
Le ver se recroqueville quand on marche dessus. C'est plein de sagesse. Par là il amoindrit la chance de se faire de nouveau marcher dessus. Dans le langage de la morale : l'humilité.
Nous portons tous la mémoire du passé même si, parfois, nous ne savons plus clairement ce que nous nous rappelons.
La piètre mémoire des nations immortalise les légendes.
Le langage est notre affaire à tous, quel que soit notre état.
Même si nous n'avons pas pu briser ce plus haut et dur plafond de verre, grâce à vous, il y a maintenant 18 millions de fissures dedans. Et la lumière brille au travers comme jamais auparavant, nous remplissant de l'espoir et de la certitude que le chemin sera plus facile la prochaine fois.
Le silence est l'aboutissement suprême du langage et de la conscience.
On juge mieux les hommes de bas en haut que de haut en bas.
La mémoire est souvent la qualité de la sottise : elle appartient généralement aux esprits lourds, qu'elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge.
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un mondeQui chante au fond de moi au bruit de l'océanM'en voudrez-vous beaucoup si la révolte grondeDans ce nom que je dis au vent des quatre ventsMa mémoire chante en sourdine: Potemkine.
Paulo je t'aime. Cette nuit j'ai pensé à toi et aux mots de ma lettre pour te le dire. Ton front penché vers des rêves qui te paraissent impossibles, à ton oreille te convaincre du contraire.
L'histoire s'écrit et se réécrit comme un livre. Elle est faite de mémoire et d'intuition.
Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine.
La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie.
La vie est perdue contre la mort, mais la mémoire gagne dans son combat contre le néant.
Entrer en scène, c'est comme se jeter dans le vide du haut de la tour Montparnasse. Certains diront que, vu ma taille, il me suffirait de sauter du haut d'un trottoir mais ce ne sont, évidemment, que de mauvaises langues.
Le langage a parfois une capacité surprenante à occulter la vérité.
Certaines actrices tiennent le haut du pavé : elles n'ont eu qu'à descendre du trottoir.
Le front des hommes est fait pour se cogner à des murs derrière lesquels il ne se passe rien.
Il y a un langage pour la mort comme il y a un langage pour la vie.
Nous les vivants ne sommes jamais nus- le regard, la voix sont déjà des parures. Nous ne le sommes que dans la honte, quand le langage fait défaut.
J'écris parce que le langage est, disons, un des aspects les plus essentiels de notre humanité.
L'amour a besoin de la mémoire pour s'approfondir et durer.
Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts ou des doigts au bout de mes mots.
Qui trop haut prend le ton, n'achèvera pas la chanson.
L'idiot savant écrit son non-sens dans un meilleur langage que l'ignorant, mais c'est toujours un non-sens.
La mémoire de la plupart des hommes est un cimetière abandonné, où gisent sans honneurs des morts qu'ils ont cessé de chérir.