Le capitalisme est un pari sur le mouvement : c'est de là que vient le progrès.
Ce qui est matériel est éphémère, ce qui est non matériel est éternel.
Notre capacité de douter, de critiquer et de désobéir est sans doute le seul moyen d'éviter la fin de la civilisation et d'assumer l'avenir de l'humanité.
Il arrive souvent dans l'Histoire que les dernières années d'une civilisation apportent un bouillonnement artistique fort.
Le progrès n'est pas quelque chose qu'on demande, mais quelque chose qu'on reçoit.
Si je peux faire des films là où vivent mes enfants, je serai un homme heureux. C'est ça le pari !
Le progrès matériel doit être lent, comme l'évolution des espèces. Sinon il produit des monstres.
La civilisation se mesurera aux mois de vacances que les travailleurs arracheront aux patrons.
Un des effets pervers du progrès réside dans un excès d'informations souvent non contrôlées, qui agitent les esprits sans leur donner à réfléchir.
Les incessants progrès de la chirurgie, de la médecine et de la pharmacie sont angoissants : de quoi mourra-t-on dans vingt ans ?
Le temps est une invention du mouvement. Celui qui ne bouge pas ne voit pas le temps passer.
Le capitalisme est une féodalité raffinée, tout comme la féodalité est un esclavage raffiné.
L'amour est une invention du diable... pour mieux damner les âmes !
Si l'anéantissement d'une race est le dernier mot du progrès colonial, les Anglais peuvent se vanter d'avoir mené leur oeuvre à bon terme.
Je n'arrive pas à me rendre compte si c'est votre fils qui fait des progrès en violon ou si c'est nous qui nous habituons.
Aucune culture, aucune religion, aucune civilisation n'est à l'abri de la destruction.
La civilisation occidentale doit sa survie au balai et au plumeau.
Trop de progrès rendent la route facile et font l'âme paresseuse.
Le communisme n'enlève à personne le pouvoir de s'approprier des produits sociaux; il n'ôte que le pouvoir d'asservir à l'aide de cette appropriation le travail d'autrui.
Le progrès n'est que le développement de l'ordre.
La supériorité de l'instinct sur l'intelligence est indéniable mais la culture et la civilisation nous ont éloignés de l'instinct.
Nous sommes devenus une civilisation fondée sur le travail, mais pas le travail « productif » : le travail comme fin et sens en soi.
André Gortz avait compris dès les années cinquante que les fléaux du capitalisme sont la publicité, qui pousse à la consommation inutile, et l'obsolescence programmée qui limite la durée de vie des appareils. On peut y ajouter le crédit, qui permet d'acheter sans cesse.
La formule sacrée du positivisme : l'amour pour principe, l'ordre pour base, et le progrès pour but.
La tolérance, c'est la civilisation par excellence.
La politique, c'est le présent désincarné ; elle ne tient compte ni du passé, ni de l'avenir, c'est une invention des hommes pour évacuer tranquillement le quotidien.
Huître. Coquillage visqueux et glaireux, que la civilisation donne aux hommes la hardiesse de gober sans lui retirer ses entrailles ! Les coquilles sont quelquefois données aux pauvres.
Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.
La spécialisation, cela met tôt ou tard un terme au progrès d'une espèce.
Travail. Cette ignoble invention de l'homme.
Les trois grands éléments de la civilisation moderne sont la poudre, l'imprimerie et la religion protestante.