Il n'y a pas de hasard, parce que le hasard est la Providence des imbéciles, et la Justice veut que les imbéciles soient sans Providence.
La justice est comme le Pape : infaillible.
Le hasard est une force merveilleuse, une force comparable à un Dieu voyageur chargé de documents, de fiches et de dossiers, de portraits aussi.
La justice n'est pas qu'une notion abstraite mais un besoin qui ne peut pas attendre demain.
Le feu purifie. La guerre, aussi terrible soit-elle, peut servir la justice et l'amour.
C'était des conquérants, et, pour cela, on n'a besoin que de la force brute - il n'y a pas de quoi se vanter quand on l'a, puisque votre force n'est qu'un accident produit par la faiblesse d'autrui.
Je ne désire que souffrir pour le nom de Jésus, mon Sauveur, devant le tribunal duquel je paraîtrai avec confiance. Sachez que le monde entier doit comparaître devant Lui un jour.
Le hasard des événements viendra troubler sans cesse la marche lente, mais régulière de la nature, la retarder souvent, l'accélérer quelquefois.
Les succès ne frappent jamais au hasard : ceux qui réussissent, ceux qui gagnent sont d'abord des personnes qui ont cru en elles.
Le hasard n'existe pas, tout a une cause et une raison d'être.
Je connais peu de gens qui décident de faire de l'humour en considérant cela comme un acte de courage. Principalement car ça ne devrait pas en être un.
On est toujours l'imbécile de quelqu'un. Ce sont mes imbéciles à moi, qui m'énervent.
Il n'y a que les imbéciles pour croire qu'ailleurs ils seraient rois.
Les chats ont de la veine : l'obscurité ne les empêche pas de lire.
Les grands artistes ont du hasard dans leur talent et du talent dans leur hasard.
Les photos que j'aime, c'est un hasard d'une rencontre.
Si l'on était responsable que des choses dont on a conscience, les imbéciles seraient d'avance absous de toute faute. L'homme est tenu de savoir. L'homme est responsable de son ignorance. L'ignorance est une faute.
Le diable est le président du Tribunal et les palais sont d'injustices, on nous prend pour des ploucs, on nous prend pour des boeufs avec nos vérités, que sont les justiciables.
Il ne faut pas dire qu'un acte froisse la conscience commune parce qu'il est criminel, mais qu'il est criminel parce qu'il froisse la conscience commune.
Quand le système nous déçoit, on doit faire justice par nous même.
Vivre, c'est un hasard du temps ; mourir, c'est se conformer à la loi de la nature.
L'idée du suicide est une liberté, la tentative de suicide une soupape, et la pulsion qui mène au suicide un acte incontrolable précedé d'un choix sans cesse reporté.
Le bien sans mal est comme la lumière sans ténèbres qui à son tour est comme la justice sans espérance.
Celui qui écrit fait nécessairement acte de mondanité, tout en ouvrant des perspectives nouvelles au langage.
La naissance est un acte sonore, une action qui engendre le bruit : chaque naissance est un cri qui se déroule, se répercute à travers la vie.
Je reconnais que dans certains cas, il est plus important d'avoir la liberté et la justice que d'avoir la paix.
Il y a des livres moraux, des livres amusants, des livres gais, et aussi des livres mélancoliques, qui nous font rire à l'idée que dans cette vie détraquée on puisse gémir sur une injustice de plus ou de moins.
Les actes de Dieu qui paraissent injustes à l'homme sont probablement ceux qui sont les plus justes. L'homme ne peut comprendre la justice parce qu'il est lui-même trop peu capable de justice.
Le hasard donne les pensées et le hasard les ôte.
Il suffit d'avoir un peu fréquenté la justice dans sa quotidienneté pour se rendre compte qu'il y a des vérités plurielles, mais pas une vérité.
C'est bien la peine de ne pas être tout à fait des imbéciles pour vivre comme des fous !