Quelque déprimé que je sois, je n'ai pas l'habitude d'abandonner un projet sans avoir tout essayé, même l'impossible, pour arriver à mes fins.
L'homme n'a pas deux âmes différentes, l'une pour chanter et chercher, l'autre pour agir ; l'une pour sentir la beauté et comprendre la vérité, l'autre pour sentir la fraternité et comprendre la justice. Quiconque envisage cette perspective se sent animé [...] â–º Lire la suite
Le champ de bataille ne fait que révéler à l'homme sa folie et son désespoir, et la victoire n'est jamais que l'illusion des philosophes et des sots.
Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde.
L'Occident médiéval est né sur les ruines du monde romain. Il y a trouvé appui et handicap à la fois. Rome a été sa nourriture et sa paralysie.
On est amoureux le jour, on est rêveur la nuit mais à quoi pense-t-on quand il faut vivre ? L'amour et le rêve ne sont qu'une soif de la vie et pour en dévorer pleinement de sa faim, bien d'autres choses sont primordiales à cette vie.
Je viens de découvrir que Game of Thrones n'est pas historiquement vrai. Toutes mes excuses pour avoir appelé mon neveu de 6 ans un imbécile.
Quand on se tue, c'est pour infliger sa mort aux autres. Il est très rare de voir des suicides élégants.
La vraie richesse de l'Afrique n'est ni les matières premières, ni l'aide extérieure quelqu'en soit le montant ou la forme, mais sa jeunesse.
L'ennemi, lui aussi, fait vibrer notre corde sensible. Pour qu'elle casse.
La manière de former transcende sa propre destination, dépasse le but même.
J'aimerais revenir en arrière... Je suis pas fière de la manière dont j'ai agi ces derniers mois. Je t'avoue que j'ai fait un peu n'importe quoi. J'ai dit à Lucas que s'il aimait vraiment sa fiancée, je ferais l'effort d'oublier [...] â–º Lire la suite
L'homme atteint chaque étape de sa vie en tant que novice.
En fait, il était conteur. Il écrivait avec sa voix. Le son des mots. Il était sculpteur de phrases.
Les deux mots les plus beaux de notre vocabulaire sont "chèque joint".
Quand le Roi Lear meurt à l'acte 5, tu sais ce que Shakespeare a écrit ? Il a écrit « Il meurt ! ». C'est tout, rien de plus. Sans fanfare, ni métaphore, pas de grande envolée lyrique. L'apothéose du plus grand des chefs-d'oeuvre [...] â–º Lire la suite
Tout ce qui vous a été donné est la jouissance éphémère de la vie ici-bas et sa parure, alors que ce qui est auprès d'Allah est meilleur et plus durable... Ne comprenez-vous donc pas?
Tout effort que l'on fait dessert la pratique, car il fait des vagues dans notre esprit. D'autre part, il est impossible d'atteindre le calme absolu de l'esprit. Il faut donc faire un effort, mais il faut s'oublier dans cet effort.
Je t'aime comme un fou, et je suis là pour te porter dans mes bras aussi longtemps que tu voudras.
La charogne du plus immonde bourgeois se calant et se cantonnant dans sa bière, pour une sereine déliquescence, lui paraissait un témoignage surprenant de l'originelle dignité de l'homme.
Peu après notre mariage, je compris que si ses yeux avaient cette merveilleuse sérénité propre aux simples d'esprit, c'est en réalité parce qu'elle en était une.
Le style de Kant est si lourd que, après sa pure raison, le lecteur aspire à la déraison.
Chacun est maître dans sa maison.
Quand on abuse de sa force, on est un lâche.
Pourquoi hésiter jamais sur notre devoir, quand il se reconnaît d'emblée à ce signe : le devoir c'est ce qui nous embête.
Dans la vie d'un homme, il y a deux dates importantes, celle de sa naissance et celle de sa mort. Tout ce qu'on fait entre ces deux dates n'a pas beaucoup d'importance.
La vie de couple repose sur un leurre, une agression. Il s'agit pour chacun des deux comparses de prendre possession de l'autre, de relever un défi : "Comment le changer ? Comment le faire devenir moi ?"
Celui qui retient sa langue garde ses amis.
Je ne me suis jamais posé la question de savoir comment je me situe, dans le monde et le temps. Je travaille et je paie mes impôts. Les deux, d'ailleurs, s'annulent si bien que je travaille, finalement pour rien.
- N'oublie jamais que tu es juif, disait sa mère à Alain Finkielkraut.- N'oublie jamais d'où tu viens, me répétaient en écho mes parents;Cela voulait dire : reste modeste et surtout ne nous renie pas. Je rétorquais :- On appartient au monde qu'on a fait, pas celui d'où on vient.
Avec les baisers profonds et les caresses de la langue, nous revenons à notre lointain passé, à la nourriture transmise de bouche à bouche.