Qui meurt de vieillesse est le dernier à en convenir.
On meurt deux fois. La première fois quand on cesse de respirer, et la seconde, un peu plus tard, quand quelqu'un dit votre nom pour la dernière fois.
La vieillesse nous attache plus de rides en l'esprit qu'au visage.
Dans la vieillesse de vos parents, souvenez-vous de votre enfance.
En fait, la frontière entre jeunesse et vieillesse est dans toutes les sociétés un enjeu de lutte. Par exemple, j'ai lu il y a quelques années un article sur les rapports entre les jeunes et les notables, à Florence, au [...] ► Lire la suite
On ne meurt jamais que de n'avoir pas vécu ni aimé.
Le spectacle insolent d'un couple qui se connaît à vingt ans, s'aime, se l'avoue, se le répète et meurt heureux, remplit d'aigreur la plupart des gens.
Il faut bien que vieillesse se passe.
Qui vit d'espérance meurt en chiant.
Qui vit en espérant meurt désespéré.
Le plus heureux de tous est celui qui meurt au berceau.
On meurt pour ce qui est fort, non pour celui qui est faible. Mourir pour ce qui est fort fait perdre à la mort son amertume.
Il y a toujours une raison de vivre pour laquelle on meurt à petit feu. C'est même le seul but logique dans le monde que de mourir pour ce qu'on a vécu. C'est ça, le mérite des hommes.
Le plus semblable aux morts meurt le plus à regret.
Le bonheur humain, s'il s'élève assez haut, ne meurt pas stérile ; de la prospérité naît un insatiable malheur.
L'homme naît seul et meurt seul. Alors que sont pour lui les amis ? Des entraves.
La vieillesse affaiblit tous nos sens. Le vieillard possède tout, mais il lui manque en tout quelque chose.
On ne meurt pas d'un peu de patience supplémentaire.
On meurt de bien des façons : ne serait-ce qu'en vivant là où la vie n'en est pas une pour vous.
La vieillesse qui est une déchéance pour les êtres ordinaires est, pour les hommes de génie, une apothéose.
O rage ! O désespoir ! O vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant tant vécu que pour cette infamie ?
On ne meurt pas de vieillesse, on vieillit de mourir.
Il ne faut jamais dire que l'espoir est mort. Ça ne meurt pas, l'espoir.
Le léopard meurt avec ses tâches, et je ne me suis jamais proposé, ni ne me suis cru capable de m'améliorer.
Quant aux enfants, ils doivent être enseignés à n'avoir aucun devoir vis-à-vis de leurs parents que celui de les assister dans leur vieillesse impuissante comme les parents assistent leurs enfants dans leur jeunesse impuissante.
La vieillesse est comparable à l'ascension d'une montagne. Plus vous montez, plus vous êtes fatigué et hors d'haleine, mais combien votre vision s'est élargie !
On ne meurt pas de se casser la figure. On ne meurt pas d'humiliation. On meurt d'un coup de couteau dans le dos.
Ce n'est pas si désagréable de vieillir si l'on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c'est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
Le philosophe est un artiste qui ne veut pas convenir de l'être.
A attendre l'herbe qui pousse, le boeuf meurt de faim.
Soit on meurt en héros, soit on vit assez longtemps pour se voir endosser le rôle du méchant.