Le plus semblable aux morts meurt le plus à regret.
Que les morts seraient embarrassants s'ils revenaient !
Le lièvre dont le terrier est au bord de la route ne meurt jamais sur un piège tendu en face de son trou.
On meurt depuis toujours et cependant la mort n'a rien perdu de sa fraîcheur.
Les morts sont des invisibles, mais non des absents.
Tout homme qui meurt riche meurt déshonoré.
S'il ne meurt aujourd'hui, je puis l'aimer demain.
Il n'y a pas de belle mort. Il y en a qui sont belles à raconter - mais, celles-là, ce sont les morts des autres.
Dieu est absent des champs de bataille et les morts du début de la guerre, ces pauvres petits pioupious en pantalon rouge garance oubliés dans l'herbe, faisaient des taches aussi nombreuses mais pas plus importantes que des bouses de vache dans un pré.
Il y a une chose dont on ne loue jamais les morts et qui est cependant la cause de toutes les louanges qu'on leur a données : c'est qu'ils sont morts.
L'homme meurt une première fois à l'âge où il perd l'enthousiasme.
L'homme naît sans dents, sans cheveux et sans illusions, et il meurt de même, sans cheveux, sans dents et sans illusions.
Parce qu'on meurt dans ce monde et pour nier le destin l'homme a bâti de concepts cette demeure logique, où les seuls principes qui vaillent sont de permanence et d'identité.
La Nature : On me dit une mère et je suis une tombe. Mon hiver prend vos morts comme son hécatombe, Mon printemps ne sent pas vos adorations.
Les morts passent l'éternité à dire la vérité et personne n'est capable de les entendre.
La terre est une mère qui ne meurt jamais.
Ce n'est pas l'alcool qui rend l'homme semblable à la bête, c'est la souffrance physique.
Si mourir pour son prince est un illustre sort, Quand on meurt pour son Dieu, quelle sera la mort !
Même les morts ne peuvent reposer en paix dans un pays opprimé.
Les morts ne dorment point tous étendus sous terre. Certains, qu'on n'a pas inhumés, Reviennent fréquemment, la nuit, en grand mystère, Hanter les lieux qu'ils ont aimés.
Les vivants ne sont pas des ombres. Ce sont peut-être des morts enveloppés de vêtements et qui brillent.
L'homme meurt autant de fois qu'il perd l'un des siens.
Le célibataire vit comme un roi et meurt comme un chien, alors que l'homme marié vit comme un chien et meurt comme un roi.
Nous respectons plus les morts que les vivants. Il aurait fallu respecter les uns et les autres.
Les têtes de mort ont toujours l'air de rigoler parce que les morts rient de s'être pris au sérieux de leur vivant.
La force naît par violence et meurt par liberté.
Parce que meurt un peu tous les jours ce qui fait notre joie de vivre, on ne doit pas en détacher d'avance son coeur.
Notre amour de la vie est semblable au sentiment des vivants pour les disparus, nous savons qu'elle existe et nous l'aimons sans pouvoir l'étreindre..
Le rêve de l'homme est semblable Aux illusions de la mer.
Les morts sont qui n'ont pas de vivants sont malheureux, aussi malheureux que les vivants qui n'ont pas de morts.
La séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l'imaginons. C'est juste un changement de lieu, et le gravissement d'un degré.