Il n'y a pas de belle mort. Il y en a qui sont belles à raconter - mais, celles-là, ce sont les morts des autres.
A qui doit mourir du choléra, Dieu dépêche le microbe du choléra, de même qu'il décerne le microbe du coup de pied dans le cul à celui qui doit recevoir un coup de pied dans le cul.
Un coeur noble ne peut soupçonner en autrui La bassesse et la malice Qu'il ne sent point en lui.
Personne ne choisirait de vivre sans amis, eût-il tous les autres biens.
Une meilleure connaissance de soi nous aide à nous pencher sur autrui et à nous sentir responsable...
Le héros n'est pas celui qui se précipite dans une belle mort ; c'est celui qui se compose une belle vie.
Il y a des êtres qui sont faits pour détruire la vie des autres et qui ne sont faits que pour cela.
Il est aussi facile de se tromper soi-même sans s'en apercevoir qu'il est difficile de tromper les autres sans qu'ils s'en aperçoivent.
Quelle disproportion entre la valeur réelle d'une actrice et sa gloire, entre sa besogne et le bruit qu'elle fait, et comme il est juste qu'il ne reste rien d'elle après sa mort !
Le charme : ce qui dans les autres nous rend plus contents de nous-mêmes.
Partir un peu, c'est mourir moins vite.
Il n'y a qu'un précepte : s'aimer. Aimer les autres est un a posteriori.
"Etre connu" ! Comment pourrait-il ignorer qu'il est lui, "l'inconnu", sous le masque d'un homme entre autres ?
Il y a des gens qui défendent le monde, qui aident les autres à vivre simplement par leur présence.
On est toujours moins indispensable aux autres qu'on aime le croire.
Tous les gens qui s'inquiètent pour les autres ne devraient pas. Ils feraient mieux de s'inquiéter pour eux-mêmes.
Le monde est plein de gens de bonne volonté, certains veulent travailler et les autres veulent les laisser faire.
"Un mort désencombre ; on lui en sait gré."
La mort attrape d'abord ceux qui courent.
Les despotes eux-mêmes ne nient pas que la liberté ne soit excellente ; seulement ils ne la veulent que pour eux-mêmes, et ils soutiennent que tous les autres en sont indignes tout à fait.
Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
Pour certains, la mort c'est la seule façon qu'ils ont de se prouver qu'ils étaient vivants.
Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, le respect des autres êtres avant l'amour-propre.
L'être honorable ne fait pas de sa personne un fardeau pour autrui, mais il rend à autrui son fardeau plus léger.
Mais on supporte moins facilement pour autrui ce qu'on accepte assez convenablement pour soi-même.
La mort elle-même devient souriante quand elle s'associe à une grande aventure, à la beauté du sacrifice, ou à l'illumination de l'âme qui s'abime dans le sein de Dieu.
N'imaginez jamais ne pas être autrement que ce qu'il pourrait sembler aux autres que ce que vous étiez ou auriez pu être n'était autrement que ce qu'aurait pu autrement leur sembler être ce que vous étiez.
Je préfère vivre ma vie comme s'il y avait un Dieu et mourir pour découvrir qu'il n'y en avait pas, que vivre comme s'il n'y en avait pas et mourir pour découvrir qu'il y en avait un.
La mort apprend à vivre aux gens incorrigibles.
L'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité.
On finit toujours par se mouler dans les costumes que les autres nous taillent.