Si la mort physique est le prix à payer pour libérer mes frères blancs d'une mort spirituelle irrévocable, rien ne peut être alors plus rédempteur.
Le jour où le ciel est gris, le soleil n'a pas disparu à tout jamais.
L'ironie n'enlève rien au pathétique. Elle l'outre au contraire.
Il suffit que l'invivable affecte quelques-uns pour que le vivable n'existe plus pour personne.
Le désir se moque des interdits, il ne sert à rien de s'interposer.
Si Dieu n'était pas ! alors que sommes-nous ? Rien, rien qu'une sorte d'excroissance absurde, un lichen de vie et de conscience sur une planète dérisoire perdue au milieu du lent ballet du monde.
C'est si difficile de vivre quelquefois, la mort nous semble d'une douceur infinie, un grand repos, une douce quiétude, le vide, le néant et puis plus rien.
Produire sans s'approprier, agir sans rien attendre, guider sans contraindre, voilà la vertu suprême.
Nous pouvions presque tout mettre en commun parce que nous n'avions rien au départ. Il suffisait que je consente à vivre ce que je vivais, à aimer plus que tout ton regard, ta voix, ton odeur, tes doigts fuselés, ta façon d'habiter ton corps pour que tout l'avenir s'offre à nous.
Impossible de partir de rien ; pour créer il faut d'abord détruire ce qui est, puis bâtir avec des débris.
Quand je vois que les Français seraient favorables au rétablissement de la peine de mort ! Ils sont tapés.
La mort elle-même se désire, non point comme l'évasion suprême qui affranchit de la matérialité, mais comme le couronnement de la chair, son ultime réconciliation avec l'esprit.
Par définition, un gouvernement n'a pas de conscience. Parfois, il a une politique, mais rien de plus.
Malgré la bise qui mord,La pauvre vieille de sommeVa ramasser du bois mortPour chauffer Bonhomme,Bonhomme qui va mourirDe mort naturelle.
Ce qui fait le prix de la science, de la connaissance abstraite, c'est qu'elle est communicable.
C'est ça, la culture : c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable.
Tu peux jouer à l'arbre :Il suffit de porter quelques fleursQui sentent bon, qui sentent bon.
En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout.
Rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit.
Que tu es une année de plus ou une année de moins, pour moi, cela ne change rien : Je t'aime comme tu es depuis toujours, et t'aimerai ainsi jusqu'à la fin de mes jours.
Gabin est mort, Blier est mort, Dalban est mort, Carmet est mort, Simonin est mort, Ventura est mort : ils sont tous morts ! Mon carnet d'adresse, c'est un vrai cimetière !
Le passé est mort L'avenir est incertain; Le présent est tout ce que vous avez, Alors mangez, buvez et vivez joyeusement.
Ce que l'individu perçoit comme une liberté n'est rien de plus qu'une nécessité du point de vue collectif.
Pour la mort comme pour tant d'autres importunités, la première fois est évidemment la plus désagréable.
Être lésé n'est rien à moins que vous continuiez à vous en souvenir.
Un jour, tout allait à la perfection et le lendemain, tout avait disparu - attrait, saveur, intérêt, contentement - tout. C'était l'un des moments en question, voyez-vous. Le souffle chlorotique de la fin de la jeunesse s'abattit sur moi et m'emporta.
Le réel, au fond, n'existe qu'en soi. Il est foisonnant mais il foisonne pour rien si vous n'allez pas vous frotter à lui de la manière la plus violente ou la plus amoureuse, ce qui revient au même.
Si tu ne donnes plus, tu n'as rien donné.
La politique demande un lutteur, un batailleur, un homme qui triomphera. Rien de plus.
Il parait que je suis un artiste, c'est quoi un artiste ? Un bon à rien qui touche les autres.
Ce qui arrête tout progrès aujourd'hui, c'est le scepticisme subtil qui chuchote à tant d'oreilles que rien n'est assez bon pour mériter d'être amélioré.