Le remords, c'est le crime enfoncé dans l'âme, qui s'oxyde.
L'artiste nous apporte l'esprit, le milieu fournit l'image, et le drame de l'art tourne autour du point d'équilibre où cet esprit et cette image se voient contraints de s'accorder.
L'acte de mort possède sa propre sémantique, et il n'est pas indifférent de savoir de quelle façon un homme a trouvé la mort, et dans quel élément.
La mort comme tremplin d'une espérance absolue. Un monde où la mort ferait défaut serait un monde où l'espérance n'existerait qu'à l'état larvé.
La mort est une surprise que fait l'inconcevable au concevable.
Je voulais dessiner la conscience d'exister et l'écoulement du temps.
Dans l'univers du révolté, la mort exalte l'injustice. Elle est le suprême abus.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
La mort est la fin de la vie physique et le passage dans un ailleurs qui demeure mystérieux.
L'homme a perdu son âme et la cherche au fond de son portefeuille ou dans les abîmes de son sexe.
La mort baptise aussi.
La torture des autres est peu auprès de celle qu'on subit soi-même.
La vie est un éclair, la beauté dure un jour ! Songe aux têtes de mort qui se ressemblent toutes.
Rien ne décèle plus une âme misérable et basse que l'amour de l'argent.
Rien n'est si pénible qu'un esprit posé ne puisse y trouver un quelconque réconfort.
La mort solitaire est la plus terrible du monde.
Oser et faire. Il est plus facile de demander le pardon après, que la permission avant.
La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c'est pour n'être pas la victime d'un assassin que l'on consent à mourir si on le devient.
Nous sommes tous résignés à la mort ; c'est à la vie que nous n'arrivons pas à nous résigner.
Il est beau de périr pour éviter un crime : Quand on meurt pour sa gloire, on revit dans l'estime.
La mort de l'un est le pain de l'autre.
La mort n'est pas drôle parce qu'elle ne supporte pas la répétition.
Ayez conscience de Dieu et disez toujours la vérité.
La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie.
C'est grâce à son intelligence que l'intelligent comprend pourquoi l'imbécile réussit.
Il n'y a que deux grands courants dans l'histoire de l'humanité : la bassesse qui fait les conservateurs et l'envie qui fait les révolutionnaires.
Personnellement, je suis vraiment contre la peine de mort pour plusieurs raisons.
L'homme mérite qu'il se soucie de lui-même car il porte dans son âme les germes de son devenir.
A certains moments, il semble qu'on ait besoin d'une âme attentive, étrangère à soi, pour s'assurer de ce que l'on est. Seul, on ne s'entend plus vivre...
On peut avoir été un mauvais fils, un frère ingrat, un père injuste, un mari infidèle, un amant cynique, un employé incapable, un détestable citoyen, et devenir malgré tout un mort exemplaire.
Cette âme robuste devra donc rester seule, car tout la trahit.