La mort est une façon pour la nature de dire «Votre table est prête!»
J'arrive au temps des échéances. J'ai dépensé ma vie qui n'est jamais qu'un prêt et qu'il faut rendre à la mort usurière.
Ce qui console de la mort des amis, c'est qu'ils laissent des veuves.
- Tu crois que deux personnes peuvent vraiment faire connaissance sans se raconter leur petites histoires respectives ? - Bien sur. - Mais la personne que tu es aujourd'hui dépend de celle que tu étais avant, non ? - Oui en partie... [...] â–º Lire la suite
Et dire que les vieux arbres sont si beaux ! Hélas, on n'est pas de bois.
Une femme qui pense au sexe c'est une coquine, une femme qui réclame souvent du sexe c'est une nymphomane et si vous pensez 24 heures au sexe, c'est à dire tout le temps, vous êtes tout simplement un homme.
Je parle dans le vide, je parle tout seul si tu veux savoir parce que y'a un homme mort à l'autre bout du fil, connard !
La Mort est la soupape de la Vie.
Dire je est incomparablement plus modeste que dire nous. Cela devrait aller de soi.
Ne jamais dire jamais, car les limites, comme les peurs, ne sont souvent qu'une illusion.
La mort est un acte du coeur.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
Il est parsemé de ces pierres à demi cachées, c'est un sentier comme il y en a beaucoup en Grèce. Un chemin qui n'est jamais, qui serpente indéfiniment et sans dire d'avance où il va.
Dans la vie, quand une femme te dit : "J'ai rencontré des êtres exceptionnels", ça veut dire simplement, : "Je me suis tapé un tas de types !".
La vieille puissance de la mort où se symbolisait le pouvoir souverain est maintenant recouverte soigneusement par l'administration des corps et la gestion calculatrice de la vie.
Parfois la mort est faussement accusée quand elle achève des vieillards qui par l'âge étaient déjà finis, déjà bien morts avant l'avènement de la mort.
Comment se fait-il que, sous le despotisme le plus affreux, on puisse se résoudre à se reproduire? C'est que la nature a ses lois plus douces, mais plus impérieuses que celles des tyrans; c'est que l'enfant sourit à sa mère sous Domitien comme sous Titus.
Pourquoi répondre aux remords quand on n'a pas eu le droit de réagir sous l'affront.
Quel homme je suis ! Quel homme je suis ! Je la tourmente jusqu'à la mort et moi avec.
Je n'ose pas dire à Paul qu'on se perd à vouloir trop haïr.
L'Amour c'est comme la mort ça arrive toujours un jour.
L'homme assassine toujours ce qu'il aime ; ainsi nous, les pionniers, nous avons tué notre nature sauvage. Certains disent que c'était nécessaire. Peut-être, mais je suis heureux de ne pas devoir être jeune à une époque où il n'y a [...] â–º Lire la suite
Mais on traumatise par le silence, on traumatise par le non-dit beaucoup plus que par le dit. Entre le non-dit et le dit, même d'une chose gravissime, il vaut mieux dire la chose gravissime. Et la chose qui va peut-être faire énormément de peine à l'enfant, il faut la dire.
Que veut dire exister ? Je suis sans être moi.
- C'est vrai, c'est signé, la mafia fait ça constamment. Tu prends un voleur qui loupe son coup par exemple, et bah, ils lui coupent les doigts. Je sais, ça a l'air d'une blague comme ça mais c'est vrai. Ils [...] â–º Lire la suite
Quand je peins en vert, ça ne veut pas dire de l'herbe; quand je peins en bleu, ça ne veut pas dire le ciel.
Aucun vrai fiasco n'a jamais commencé par l'unique volonté de prouver une simple compétence, il y a une devise des services spéciaux de l'armée de l'air britannique qui dit que « qui ne risque rien n'a rien », une seule pousse de [...] â–º Lire la suite
Un bon esprit cultivé est pour ainsi dire composé de tous les esprits précédents.
Il y a aussi un concept sur lequel j'aime bien faire friser les cheveux des gens : c'est dire que l'Algérie a été inventée par la France, qu'elle a été créée de toute pièce en 1830 dans des bureaux. La [...] â–º Lire la suite
Quand on côtoie la mort au quotidien, le sexe devient un sujet défouloir.
Chaque individu a son propre univers intérieur et par conséquent une façon qui lui est propre de voir le monde et de se situer dans le monde.