La mort est un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu'une pièce qui l'intéresse infiniment finisse.
Pour oser regarder le soleil mourir sur la mer, il faut avoir osé soi-même regarder la mort en face.
Qu'il est doux de mourir quand notre âme s'afflige, Quand nous pèse le temps tel qu'un cuisant remords.
La mort est le prix que nous devons payer pour notre cerveau et notre personnalité.
La jalousie est un monstre qui s'engendre lui-même et naît de ses propres entrailles.
La plupart des mécanismes de la vie connaissent des ratés, des failles. La mort jamais.
Si par hasard, vous avez assisté à la représentation de Peter Pan, vous vous souviendrez que le chef des pirates était toujours en train de préparer son dernier discours, car il craignait fort que l'heure de sa mort venue, il [...] â–º Lire la suite
J'étais aussi mort avant de naître que je le serai après avoir vécu. J'ai donc de l'abolition de la personnalité une interminable habitude.
Jouer la comédie pour quelqu'un, c'est essayer de lui faire comprendre qu'il n'est pas là.
Toute mort est un mystère parce que toute vie est un mystère.
On reconnaît l'auteur dramatique autant aux scènes qu'il écrit qu'aux scènes qu'il évite d'écrire.
Un homme peut douter de l'existence de Dieu lorsqu'il est en bonne santé, tout comme il peut douter que sa relation avec une prostituée soit un péché. Quand il tombe malade, quand l'hydropisie se développe, il quitte sa concubine, et il croit en Dieu.
Le théâtre est l'exercice d'un métier, inaccessible à l'esprit, dans lequel on ne peut rien comprendre que dans l'épisodique, le fragmentaire, le momentané, car la loi est "l'explicable" et "l'inconnaissable".
Celui qui vit d'espérance court le risque de mourir de faim.
Ce qu'il y a d'admirable dans le fantastique, c'est qu'il n'y a plus de fantastique : il n'y a que le réel.
Ces hangars où sont entassées des milliers de bêtes privées de toute considération et qui n'ont pour seule perspective que l'élimination physique à très court terme sont-ils semblables à des camps de la mort nazis ? L'analogie peut choquer. Elle [...] â–º Lire la suite
La mort n'est-elle pas cela justement, un sommeil sans obligation et sans peine.
La nuit ne tombe pas à Rome ; elle s'élève du coeur de la ville, des sombres petites ruelles et des cours où le soleil ne pénètre que d'un rayon, puis, comme la brume du Tibre, elle glisse sur les toits et se déploie sur les collines.
Toutes les déceptions de pensée et d'espérance, tout cela est secondaire. Le seul malheur irréparable, c'est la mort de ceux qu'on aime.
L'homme, s'il le veut, peut toujours à côté d'un arbre mort planter un arbre de vie.
Celui qui rampe ne tombe jamais.
Rien ne suscite plus grande mélancolie que l'idée de ne pas connaître tous les êtres qu'on aurait pu aimer, qu'on va mourir avant d'avoir pu les rencontrer.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
Le grand amour apporte toujours avec lui des idées de mort et de séparation.
Après un certain âge, la lecture détourne trop l'esprit de ses activités créatrices. Tout homme qui lit trop et utilise trop son propre cerveau tombe dans des habitudes de réflexion paresseuses.
Quand la passion emporte l'homme, la raison le suit en pleurant et en l'avertissant du danger. Mais dès que l'homme s'est arrêté, la passion lui crie : « Et moi, je vais donc mourir ? »
La mort est capricieuse, elle laisse la vie sauve à la vieille et fauche la jeune.
Il y a une loi de beauté qu'il importe de ne pas oublier ! Malgré l'effort de quelques-uns, nous semblons marcher vers cet oubli, tant la médiocrité, monstre à mille têtes, a de fidèles dans les sociétés modernes.
Ne pas oublier qu'entre un mort et un vivant, il n'y a qu'une différence de 37 degrés.
La mort est le voile que les vivants appellent la vie.
La vie entrave l'âme. La mort dégage. C'est peut-être le seul temps d'amour.