Dépendre de soi-même, c'est parfois la pire dépendance.
On peut quelquefois retrouver un être mais non abolir le temps.
Manger un fruit, c'est faire entrer en soi un bel objet vivant, étranger, nourri et favorisé comme nous par la terre ; c'est consommer un sacrifice où nous nous préférons aux choses.
Donner à un enfant une série de langues, c'est lui dire qu'il n'y a pas de monopole chauvin ni national, d'une seule formule humaine.
L'héritage que j'ai reçu de l'Algérie est quelque chose qui a probablement inspiré mon travail philosophique. Tout le travail que j'ai poursuivi, à l'égard de la pensée philosophique européenne, occidentale, comme on dit, gréco-européenne, les questions que j'ai été amené [...] â–º Lire la suite
Peut-être ce mot famille évoque-t-il pour vous la chaleur tiède et mélancolique d'un passé, ou bien la force du nombre des moyens d'action et de relations dont vous lui êtes redevable, une espérance, peut-être aussi un regret. Peut-être ce mot est-il pour vous synonyme d'étouffement, de charges écrasantes, de chape de plomb sur le coeur.
S'il a vécu comme personne,Souvenez-vous par charité,Qu'un monstre attend qu'on lui pardonne,L'affreux bonheur d'avoir été.
Le silence est parfois le plus orgueil que l'on puisse montrer.
J'ai entendu une blague un jour : un homme va chez le toubib, dit qu'il est déprimé, la vie lui parait dure et cruelle. Il dit qu'il se sent tout seul dans un monde menaçant. Le toubib dit : « [...] â–º Lire la suite
La conscience errante, vagabonde, se disperse comme du pollen par une journée de printemps ; ce qui la dissémine la sauve. Mais à côté de cette conscience brisée de l'univers, une question fait le voyage de la vie et nous demande : quelle est la raison la plu profonde pour aimer ?
Il n'est guère facile de vivre après la mort. Il faut parfois pour cela perdre toute une vie.
La vie vous donne ce que vous lui avez donné. Alors faites de votre mieux.
La conscience et la lâcheté sont réellement les mêmes choses.
C'est un peu génétique, tout de même... Avec Izia, on a vraiment la musique dans le sang, comme une langue intime et personnelle. Le père de Jacques aussi était pianiste. C'est un truc qu'on a, je ne sais pas d'où [...] â–º Lire la suite
Terminer un livre c'est comme traîner un gamin dans l'arrière-cour pour lui tirer dessus.
Le double comme la morale sont deux façons de nier la réalité ou de nier le tragique. Ce sont deux aspects d'un même problème. Le double, c'est l'illusion. A chaque fois que la réalité est indésirable, l'homme a une imagination [...] â–º Lire la suite
Passe moi le sel de la vie.
Dieu est le dernier recours, et le malheureux, qui devait commencer par lui, n'arrive à lui cependant qu'après avoir épuisé toutes autres espérances.
Les querelles idéologiques sont quelquefois moins sérieuses que les luttes d'intérêt.
Quand celui qui jeûne boit ou mange par mégarde, qu'il poursuive son jeûne. C'est Dieu qui l'a nourri et qui lui a donné à boire.
- Oui M. Salarai, heu, nous allons le retrouver. Donnez moi sa description. - Il mesure 60cm, heu, il a un long cou élancé. - Oui. - Il est orange et noir pour ce qui est du bec. - Autre chose ? - Bah c'est un cygne.
Plus vous êtes engagé, plus vous perder votre conscience de soi.
Dans ce monde égoïste qui est le nôtre, on se demande parfois si on ne devrait pas se déguiser en miroir pour que les autres nous accordent un regard.
J'ai parfois l'impression de vagabonder autour du monde dans le seul but d'accumuler le matériau de futures nostalgies.
C'est parfois difficile à supporter le prestige d'un homme habillé.
Lorsque mon fils Noah sera à l'école avec ses amis qui lui montreront des photos de moi en bikini, il sera horrifié.
Nul obstacle n'inquiète l'amour, nul effort ne l'épouvante; il tente plus qu'il ne peut, car il ne connaît rien d'impossible. L'amour croit en sa force, et que tous les succès lui sont assurés.
Au fond, rien ne s'est fait par moi mais par les femmes.
La mort est quelquefois tout un art de vivre.
Un roman n'est intéressant que si son auteur se remet en question et s'expose à ce qu'on lui dise : " C'est illisible".
L'amitié est une religion. Fidèle ou occasionnelle, elle est la source des plus grandes joies. Silencieuse ou démonstrative, elle ne supporte aucun manquement et se retrouve parfois la cible de trahisons et de blessures jamais apaisées.