L'endroit le plus érotique d'un corps n'est-il pas là où le vêtement bâille ?
Ce môme là, c'est un courant d'air ; là où il passe, les gens s'enrhument !
Assurez-vous contre le hasard. Un regard est si vite arrivé.
Je vois le droit comme un processus de transformation et le juriste comme un paysagiste.
L'insécurité, voilà ce qui fait penser.
Il nous faut aller vers un système simplifié avec grosso modo trois grands régimes, pour la fonction publique, pour les salariés du privé et pour les indépendants.
C'est bien qu'en démocratie chacun veuille jouer sa partition.
Je garde une grande tendresse pour ce pays qu'esl le languedoc, parce que j'ai passé ma jeunesse de huit ans à quinze ans.
Le kwassa-kwassa pêche peu. Il amène du Comorien.
Le moment présent est créatif, créé avec une intensité inouïe.
Je n'aime pas les mots qu'on jette à la figure qui sont si violents alors que la France a besoin d'apaisement et de rassemblement.
Ami sincère de l'Amérique, je vois l'esclavage retarder son progrès, ternir sa gloire, fournir des armes à ses détracteurs.
Je suis un libertin mais j'ai sauvé un déserteur de la mort, abandonné par tout son régiment et par son colonel.
Le désordre est l'état naturel du monde, la forme organisée y est l'exception.
Les inspirés, chose bizarre, méconnaissent l'inspiration.
Adieu, dit le mourant au miroir qu'on lui tend, nous ne nous verrons plus.
Ce n'est le goût du luxe qui est condamnable, mais le sentiment d'y avoir droit.
Qu'une âme généreuse est facile à séduire !
Prends donc l'habitude de considérer que les choses ordinaires arrivent aussi.
La beauté s'use promptement par la possession ; au bout de six semaines, elle n'est plus rien pour le possesseur.
N'as-tu donc pas, Seigneur, assez d'anges aux cieux ?
Si vous désignez par égoïsme le désir de contenter ses besoins, en ce sens je suis et chaque parcelle de la nature est égoïste.
Les seules bonnes copies sont celles qui nous font voir le ridicule des originaux.
La modération trouve encore à glaner dans le champ du bonheur, lorsque les favoris de la fortune semblent avoir tout moissonné.
La gêne du commandement fatiguera comme celle de l'obéissance.
Les choses sont une façade, une croûte, Dieu seul est. Mais dans les livres il y a quelque chose de divin.
Dieu ne juge pas : par lui les êtres se jugent.
Le neuf suscite la colère des habitudes.
La jeunesse serait idéale si elle venait un peu plus tard dans la vie.
Ce n'est pas la misère qui provoque le besoin d'égalité, mais la richesse.
Le créateur, ce n'est pas parmi les personnages qu'on doit le chercher, ses secrets sont dans sa manière de créer.
Les automobilistes du dimanche baisent comme ils conduisent : pas assez souvent, trop vite et sans assurance.
S'il n'y avait pas de journalistes et pas d'ouvriers du Livre, les éditeurs de journaux seraient des gens heureux.
L'homme naît avec ses vices ; il acquiert ses vertus.
Rien ne peut justifier le développement de la pensée raciste.
Nos vies sont faites d'événements majeurs qui n'ont pas eu lieu, elles sont l'écume de ces espoirs sans suite.
Un vieil étudiant, c'est quelque chose de sinistre ; un raté, un médiocre, c'est plus sinistre encore.
Si la solitude sépare, elle nourrit et affermit, elle tranche bien des liens qu'on ne coupe qu'à regret, mais elle permet de plonger des racines dans ce qui est essentiel.
C'est ce moment où tout est encore possible que j'apprécie le plus.
Des larmes au baiser il n'y a qu'un frisson !
Il n'est pas croyable comme le peuple, dès lors qu'il est assujetti, tombe si soudain en un tel et si profond oubli de la franchise, qu'il n'est pas possible qu'il se réveille pour la ravoir, servant si franchement et tant [...] ► Lire la suite
Et quoi que j'apprenne, je ne sais pas Pourquoi je saigne et pas toi.
J'me sens d'humeur ironique comme un gros porc en survet.
J'aime les chats parce qu'il n'existe pas de chats policiers.
Ne plus se donner, c'est se donner encore. C'est donner son sacrifice.
Ne m'approuve que dans la distance que je prends par rapport à mes convictions.
L'obéissance, c'est la mort. Chaque instant dans lequel l'homme se soumet à une volonté étrangère est un instant retranché de sa vie.
Aujourd'hui, j'accepte de travailler gratuitement.
Je ne répète pas ! Me mettre devant un miroir, ce serait catastrophique parce que je m'y verrais.
La mondialisation a forcément des conséquences sur les relations sociales.