Une belle robe, c'est une comédienne qui parle juste !
Mon cul sur la commode !
On a l'âge de son traumatisme.
Le suicide est un crime religieux et social.
Tout ce que je fais, je le fais vite et mal, de peur de cesser trop tôt d'en avoir envie.
Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant : celle de l'homme contre la nature, de l'esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité.
L'homme vraiment libre ne veut que ce qu'il peut, et fait ce qui lui plaît.
Nu comme un plat d'argent, - Nu comme un mur d'église, - Nu comme le discours d'un académicien.
Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n'est rien.
Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent.
Se faire tuer ne prouve rien ; sinon qu'on n'est pas le plus fort.
La modération trouve encore à glaner dans le champ du bonheur, lorsque les favoris de la fortune semblent avoir tout moissonné.
Un tête-à-tête permanent avec Dieu, dans cette vie, serait accablant. Il faut à l'amour un peu d'absence.
Sans que cela soit un devoir, il y a plus d'une mère qui donnerait sa vie pour ses enfants.
Penser savoir ce qu'on ne sait pas, c'est une sottise expresse ; vouloir faire le savant de ce qu'on connaît bien que l'on ne sait pas, c'est une vanité insupportable.
Lire est une route sur laquelle nous avançons.
Le spectacle des autres que l'on suppose en train de penser est encourageant.
La synthèse du monde peut se résumer en ces deux mots : oui et non.
Les moyens qui rendent un homme propre à faire fortune sont les mêmes qui l'empêchent d'en jouir.
Flambeau du langage et de tous les arts, la Métaphysique éclaire, indique et ne fait pas.
La nature tonne à l'oreille des hommes de lettres, quand elle murmure à peine à celle des gens du monde.
Mon esprit s'achoppe à ce mot : conséquence.
Comptez-vous vos soldats pour autant de héros ?
Les saisons, ça ne se discute pas.
Ne remets jamais au lendemain ce que tu peux faire faire par un autre.
Il faut se décider, agir et se taire.
Pourtant ! Que la montagne est belle !
Une gangue de bois dur,Deux bras d'embryon,L'homme déchire son ventre,Et adore son membre dressé.
On ira tout en haut des collinesRegarder tout ce qu'octobre illumineMes mains sur tes cheveuxDes écharpes pour deuxDevant le monde qui s'incline.
Et maintenant, que vais-je faireDe tout ce temps que sera ma vieDe tous ces gens qui m'indiffèrentMaintenant que tu es partie.
On appartient au monde qu'on a fait, pas à celui d'où l'on vient.
À force de vouloir toujours aller plus vite, c'est sa propre mort que ce monde fou finira par rattraper.
Maintenant, vous allez voir un truc pas banal. Ça glisse, ça remonte, ça redescend, ça se dilate. Vous me direz que c'est compliqué, je vous répondrai que c'est pas le truc de tout le monde. C'est moins intelligent qu'un dauphin, d'accord ! Mais ça vole.
Parfois, la vie nous montre des chemins et les efface alors que nous entamons tout juste notre marche.
Je vois le droit comme un processus de transformation et le juriste comme un paysagiste.
Est-ce que ça me fait peur de foncer dans le vide à 300 km/h ? - Bien sûr que oui - je ne suis pas un idiot.
J'espère ne pas mourir le même jour qu'un rocker !
On n'est pas payé pour ce qu'on vaut mais pour ce qu'on rapporte.
Nous devons développer une sorte d'héroïsme politique. Je ne veux pas dire que je veux jouer le héros. Mais nous devons être à nouveau prêts à créer de grands récits.
Moi, je ne vois pas tout le temps la main de Mitterrand dans la culotte de ma soeur.
Je suis l'enfant naturel d'un couple diabolique, le fascisme et le stalinisme.
Elle disait je t'aime et je disais je t'aime ! Elle disait toujours et je disais toujours !
Je n'aime pas les mots qu'on jette à la figure qui sont si violents alors que la France a besoin d'apaisement et de rassemblement.
Cette insatisfaction et ce sentiment de quelque chose d'inaccompli vous poussent à écrire le livre suivant pour rétablir l'équilibre, sans que vous y parveniez jamais.
Tout homme qui s'élève s'isole.
La plus cruelle manifestation de désapprobation du public, c'est son absence. Qu'il siffle, mais qu'il vienne.
La jeune génération est très inférieure à la nôtre... Tout de même, si je pouvais en faire partie.
Le printemps venu, la femelle du coucou, au lieu de construire un nid, s'en va déposer ses oeufs dans les pendules.
L'avenir n'est pas une amélioration du présent. C'est autre chose.
La liberté de pensée est absolue ou elle n'est rien.