Les raisons d'aimer et de vivre Varient comme font les saisons.
Pour mon bagage intellectuel, je n'ai jamais eu besoin de porteur.
En amour, il ne s'agit pas d'aimer mais de préférer.
Je fuis le bonheur pour qu'il ne se sauve pas.
Pour le papillon, la propriété, c'est le vol.
L'homme est une création du désir, non pas une création du besoin.
Jamais nous ne sommes plus heureux que quand nos plaisanteries font rire la bonne.
Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas.
Sans que cela soit un devoir, il y a plus d'une mère qui donnerait sa vie pour ses enfants.
J'ai des souvenirs de villes comme on a des souvenirs d'amours.
Tout est joué avant que nous ayons douze ans.
Les révolutions font perdre beaucoup de temps.
Tout plaisir est plaisir d'amour.
L'anthropophagie est le comble de l'amour charnel.
Imprudentes et vaines réflexions que celles qu'inspire le malheur ! Pour méditer sagement, il faut des jours heureux.
A partir d'un certain âge, les femmes ne trompent plus leur mari selon les règles.
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
La recherche comporte et comportera toujours une part importante d'activité créatrice.
Ainsi, l'un sur l'autre on déteint, Et souvent, pas pour notre bien, Sachons donc choisir nos voisins...
Point de responsabilité sans foi jurée, sans gage, sans serment.
C'est la nécessité de combattre qui semble oubliée... ce qui domine semble être la certitude tranquille d'un progrès en marche...
La prudence n'est qu'une qualité : il ne faut pas en faire une vertu.
L'auteur toujours aime à voir imprimés Et livrés au grand jour les vers qu'il a rimés.
La formule nouvelle du roman, c'est de ne pas faire de roman.
Il faut toujours dire beaucoup de choses en peu de mots.
La préoccupation de la mort, c'est comme une nacelle d'où l'on peut voir, de haut, le petit monde.
Pistonner : hurler de bonheur en urinant.
Contemplation rime avec compréhension.
L'enjeu n'est pas le public, c'est soi, c'est la peur. Une véritable mise en danger.
La différence entre la pub et l'info, c'est que la pub, elle te prévient qu'elle va essayer de te séduire.
Eparpillés dans les personnages, dissimulés dans les pages, à l'insu de tous, on ne sait pas d'où viennent les ordres qu'on donne aux mots.
Enfin, accablé, épuisé de fatigue et de douleur, je me laissai tomber dans la neige au pied d'un châtaignier.
J'ai le battement des mers,J'ai le tassement des montagnes,J'ai les tensions de l'orage,La rémission des vallées.
Je me suis rendu compte que le cinéma, ça pouvait être ça : des rencontres avec des gens qui veulent faire des choses singulières.
Qu'une merveille soit méconnue, un trésor enfoui, ce n'est point cela qui est mélancolique. Mais une merveille qui est en train de disparaître !
« Les petits ruisseaux font les grandes rivières. »Ainsi parle mon épicier empochant les sous des misérables. Ainsi parle tel financier raflant l'épargne des humbles gens. Ainsi parle Chamberlain en voyant couler le sang des petits enfants des Boers. Et tous trois disent exactement la même chose.
Le retour à des traditions périmées, le refuge dans un passé vermoulu, ne sont pas compatibles avec ce grand élan actuel vers la liberté. La liberté politique, à laquelle aspirent aujourd'hui tous les hommes, doit s'accompagner d'une libération intérieure, c'est-à-dire, [...] ► Lire la suite
L'amour aime les champs, et les champs l'ont vu naître.
Ce monde sans mansuétude dont la loi suprême semble être une loi de rançons.
Les livres et le mariage vont mal ensemble.
Les pauvres, ça gagne tellement peu que chômage ou pas chômage, ils ne voient pas la différence.
Mon Dieu, guidez-nous, protégez-nous, nous régnons trop jeunes !
Le métier que je fais est bouleversant et ravageur. Mais il m'apporte un bonheur incommensurable
La spécificité des hommes est leur capacité à comprendre que demain existera.
Je suis royaliste. Je vote au dernier tour de la présidentielle. Je ne vote pas à gauche, c'est une certitude.
Notre époque détermine chaque jour son propre style. Nos yeux, malheureusement, ne peuvent pas encore discerner cela.
J'ai besoin de souffler. Ces dernières années ont été dures pour moi. J'ai énormément enchaîné.
La chance que j'ai eue, c'est que je suis entré en prime et je n'en suis jamais sorti. C'est que du bonheur.
Le vrai savoir donne plus lieu de trembler que de s'enorgueillir.
Quelle réussite ! Si avant la fin de sa vie on ressemble, même de loin, à ce que l'on a toujours voulu être.