Le roman est le fruit d'une illusion humaine. L'illusion de pouvoir comprendre autrui.
Quand quelqu'un vous montre qui il est, croyez-le la première fois. Les gens se connaissent bien mieux que vous. C'est pourquoi il est important d'arrêter de s'attendre à ce qu'ils soient autre chose que ce qu'ils sont.
Etre aimé comporte au moins l'avantage de pouvoir s'exprimer librement sans crainte de faire rire de soi.
Les biens essentiels sont l'ensemble des biens nécessaires à chaque personne pour pouvoir choisir librement son temps, pour avoir accès au "bon temps".
Les chaussures ne sont qu'un piédestal. Ce qui m'intéresse, c'est le pouvoir de la femme qui les porte.
Certains automobilistes sont si pressés d'aller dans un autre pays qu'ils vont dans un autre monde.
Seul l'art a le pouvoir de sortir la souffrance de l'abîme.
Il vaut mieux aimer sagement, sans doute ; mais aimer bêtement vaut mieux que ne pas pouvoir aimer du tout.
Je me souviens à cette époque je menais une vie tranquille et sans histoire, une vie de petite fille. J'adorais les frites avec du ketchup, Bruce Lee était mon héros préféré, je portais des Addidas et j'avais 2 GRANDES obsessions : Pouvoir un jour me raser les jambes et devenir le dernier prophète de la galaxie !
Car le poison de haine qui tient le coeurCause à celui que ce mal atteint une double souffrance:Ses propres maux sont accrusEt le bonheur d'un autre que lui est là.
C'est dans le rapport à autrui qu'on prend conscience de soi; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
Partir, c'est beaucoup plus une façon de demander autre chose qu'un moyen sûr d'obtenir quelque chose. Naufragés, nous représenterions quelque chose, pour une fois, nous occuperions l'attention, nous nous regarderions nous même avec surprise, avec intérêt, avec compassion. Nous sommes l'autorité que nous conservons sur nous-mêmes. Nous ne sommes rien que l'autorité du désespoir.
Chaque fois qu'une maîtresse me quitte, j'adopte un chat de gouttière : une bête s'en va, une autre arrive.
Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
Le roman sert à entendre et percevoir une possible relation au monde qui n'est pas la plus communément identifiée et répandue.
Pour être un excellent critique, il faudrait pouvoir être bon auteur. Le talent peut seul agrandir l'horizon du goût.
Si je porte toujours la même sorte de vêtements, c'est pour une raison très simple : mon souci constant est de simplifier mon existence au maximum afin de pouvoir me concentrer à fond sur la meilleure façon pour moi de servir la société.
Nous ne pouvons tenir un flambeau pour illuminer le chemin d'un autre sans éclairer le nôtre.
Chaque personne, si misérable, si démunie qu'elle soit, apporte quelque chose que nulle autre ne saurait offrir.
Tout pouvoir sans contrôle rend fou.
C'était l'époque où on pouvait encore vivre ses passions, faire de sa passion un art, sans qu'on mette immédiatement en exergue le mauvais côté des choses. C'était vraiment une autre France.
Je pensais pouvoir le comprendre, pouvoir le saisir. Mais je n'y arrivais pas. Pas vraiment. Je n'appréhendais que sa superficialité. Son impatience délicate, contenue, semi-précieuse. Je ne savais pas qu'il pouvais être plus qu'entier. Que l'entièreté était une idée de [...] â–º Lire la suite
Il y a une autre faculté de connaître qui n'est pas l'acte d'un organe et n'est unie en aucune manière à la matière corporelle : c'est l'intellect angélique.
Ne remets pas à demain l'effort de confier à un autre ce que tu as à faire aujourd'hui.
La jeunesse est une maîtresse capricieuse. Nous sommes incapables de la comprendre et de l'apprécier jusqu'au jour où elle part avec un autre pour ne jamais revenir.
Une mode a à peine détruit une autre mode, qu'elle est abolie par une plus nouvelle, qui cède elle-même à celle qui la suit.
L'histoire est la fiction que nous inventons pour nous persuader que les événements sont connus et que la vie a un sens.
Sans notre conscience d'un autre monde, il ne nous viendrait jamais à l'idée de changer.
L'inconscience a parfois des audaces que la sagesse n'a pas le pouvoir de réprimer.
Michel Houllebecq est sûrement le romancier qui décrit le mieux les phobies et les peurs contemporaines.
Lire la fin d'un roman policier avant d'y arriver, c'est comme manger un biscuit fourré à la noix de coco en allant tout de suite à la noix de coco. Après il ne reste plus qu'à jeter le biscuit.