Le bourreau et le souverain forment un couple. Ils assurent de concert la cohésion de la société.
J'ai étudié les principes sous-jacents à la paix et à la prospérité et j'ai conclu que la seule façon d'atteindre le bien-être de la société passait par un système de liberté économique.
Tu vas avoir quatre-vingts-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais.
L'histoire de la femme est l'histoire de la pire forme de tyrannie que le monde ait jamais connue : la tyrannie du faible sur le fort. C'est la seule tyrannie qui perdure.
Une société ne peut distancer ses concurrents que si elle peut établir une différence qu'elle peut préserver.
C'est la société qui institue des différences monstrueuses entre les personnes. Et ensuite, elle se permet de châtier les uns et pas les autres.
Ecrire ensemble s'avère presque aussi compliqué que de coucher avec quelqu'un et que ça se passe bien pour les deux.
Sauf la souffrance physique, tout est imaginaire.
Vivre, quelle souffrance, et quelle souffrance sans partage !
Comme je l'ai dit, nous sommes une société de harceleurs. Nous sommes tous coupables. Nous regardons tous. Nous pensons tous à des choses dont nous avons honte. La seule différence, Tyler, c'est que tu t'es fait prendre.
Ça m'a pris des années pour piger que je n'avais rien à voir avec le divorce de mes parents.
De même qu'il faut de la souffrance pour connaître le bonheur, il faut de la prose pour qu'il y ait poésie.
La souffrance dans l'amour cesse par instants, mais pour reprendre d'une façon différente.
Est-il donc vrai que dans tout amour, il y a une souffrance en éclosion ? Pourquoi devons-nous toujours payer d'une incertitude, d'un doute, d'une angoisse même, nos plus petits bonheurs ?
N'attelle pas ensemble l'âne et le cheval.
Voir un jeune couple s'aimer n'est pas étonnant ; mais voir un vieux couple s'aimer est le plus beau spectacle qui soit.
Nous devons à nos enfants - les citoyens les plus vulnérables de toute société - une vie à l'abri de la violence et de la peur.
Les société trop confiantes dans la littérature ont un rapport perturbé à la vérité ; les sociétés qui ne sont construites que sur l'alcool ont un rapport extrêmement perturbé à la vérité et à la littérature.
C'est la société qui fait l'ordure...
La souffrance existe avant les hommes, mais le mal n'apparaît qu'avec eux.
Je ne connais que trois manières d'exister dans la société : il faut y être mendiant, voleur ou salarié.
L'école reste le principal enjeu de l'organisation d'une société voulant se défaire de tous les fanatismes.
C'est la société d'autrui qui enseigne à l'homme ce qu'il sait.
La souffrance efface jusqu'aux émotions les plus primitives de l'homme.
L'amitié ? Intérêt. La vie ? Mystère. La souffrance ? Névrose. L'idéal ? Néant.
S'indigner, c'est bien, se révolter, c'est mieux dans une société qui qualifie de «killer» un type pour dire que c'est un bon.
La souffrance et les larmes lavent toutes les fautes.
J'aurais tout à craindre si l'esprit de tyrannie allait de pair avec le goût de la lecture.
Le désespoir, c'est quand l'intelligence prend la souffrance à son compte.
Si l'on cache sa souffrance elle disparaît.
L'écriture est précisément cet acte qui unit dans le même travail ce qui ne pourrait être saisi ensemble dans le seul espace plat de la représentation.