Le bourreau et le souverain forment un couple. Ils assurent de concert la cohésion de la société.
C'est sans doute parce qu'elle les paye souvent mal et toujours anarchiquement, que notre société gratifie ses acteurs d'un pourboire qui ne lui coûte rien, sous forme de quelques mythes sublimes.
Qu'est-ce qu'un suicidé ? Son propre bourreau ou sa propre victime ?
Le Dieu vaincu devient le diable de la religion qui suit.
Combien il est contraire au dessein de Dieu que la vérité de sa religion soit aussi évidente et claire pour tous les hommes qu'une démonstration mathématique.
L'homme, doué de sa force physique, l'exerce par la violence. La femme, douée du charme, domine par la caresse. C'est notre arme, arme redoutable, invincible, mais qu'il faut savoir manier.
Je suis une personne de la classe ouvrière travaillant avec de la classe.
Ma religion est très simple. Ma religion est la gentillesse.
Plus une société devient complexe, moins son fonctionnement est intuitivement intelligible.
A force de mettre de l'argent de côté, on risque de ne plus avoir le bras assez long pour l'attraper et le dépenser.
Si vous consacrez votre coeur à votre travail ou à toute entreprise digne de ce nom, vous pouvez réaliser des rêves que d'autres pourraient penser impossibles.
À force de vouloir toujours aller plus vite, c'est sa propre mort que ce monde fou finira par rattraper.
Notre société est comme une immense machine dont le tableau de bord est trop pauvre en indicateurs et dont l'épiderme bétonné est insensible aux réactions individuelles. Une machine si occupée à construire, à produire, qu'elle est aveugle à ce qu'elle détruit et myope à l'égard du monde qu'elle risque de faire.
Quand il s'agit d'impôts, messieurs, prouvez-en l'utilité par des raisons tirées du fond, mais non point par cette malencontreuse assertion: Les dépenses publiques font vivre la classe ouvrière. Elle a le tort de dissimuler un fait essentiel, à savoir que [...] â–º Lire la suite
Les démocrates réels n'abandonnent guerre la classe moyenne.
La gestion d'une entreprise suppose que l'on ait un but et une volonté de dévouement qui implique même un engagement émotionnel.
Les ailes nous manquent, mais nous avons toujours assez de force pour tomber.
À force de coiffeurs, la fiancée devient chauve.
En France, il y a toujours eu deux tabous, la religion et l'armée. Pour l'armée, ça s'est un peu tassé depuis que la conscription a été supprimée. En revanche, ça ne s'est pas calmé avec les religions.
Une des conséquences les plus heureuses de l'absence de gouvernement est le développement de la force individuelle qui ne manque jamais d'en découler.
Cette unité africaine est tellement chère à nos coeurs que, dans la constitution républicaine que nous avons proposée, une disposition précise et concrète a été inscrite à ce sujet : que ce soit en tout ou en partie, la souveraineté du Ghana se veut subordonnée à la réalisation de ce grand objectif
La culture, c'est avant tout une unité de style qui se manifeste dans toutes les activités d'une nation.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
C'est tout ce que je pense de la religion : quand au départ on n'est pas quelqu'un de bien, ça vous rend deux fois pire. On se repent, on se croit pur et, grâce à la bonne conscience, on retombe encore plus bas.
Montaigne associe la décadence de Rome au développement des arts, des sciences et des lettres, au raffinement de sa civilisation.
Le société ne peut jamais nous prescrire tout ce que nous devons être et faire.
A force de démolir, on finit par apprendre à construire.
Paris avait alors un tel prestige aux yeux de la province que la bonne société s'efforçait de modifier son accent pour "parler pointu".
L'art et la religion ne sont pas deux choses, mais plutôt l'envers et l'endroit d'une même étoffe.
Etre amoureux, c'est se créer une religion dont le dieu est faillible.
La vraie force de l'homme est son aptitude à élargir l'esprit le plus étroit.