Il faut, pour soutenir une conversation en société, savoir une foule de choses inutiles.
Ardeur. Etat particulier de l'amour sans l'expérience.
Pour que la charité puisse être pratiquée, il faut que quelques-uns acceptent de ne pas la faire, ou ne soient pas en état de la faire.
C'est honteux que la religion pousse à la guerre.
Une société qui ne se pense pas ne peut que s'enfoncer dans la décadence, lentement ou brutalement.
Le but de la société ne saurait être seulement la production des richesses. Ce but est la plus grande diffusion possible de l'aisance, de bien-être et de la morale parmi les hommes.
Nous devons à nos enfants - les citoyens les plus vulnérables de toute société - une vie à l'abri de la violence et de la peur.
La religion n'a rien de plus à craindre que de ne pas être suffisamment comprise.
Alors que la société se montre généralement sévère à l'égard de l'échec professionnel, elle continue de manifester un certain respect pour le malheur affectif.
Si nous ne voulons pas être une société de moutons domesticables et manipulables par toutes les formes de pouvoir, y compris celui de la science, il faut défendre la littérature.
La religion catholique est la seule à honorer des saintes. Cela dit tout.
Sortie de la religion ne signifie pas sortie de la croyance religieuse, mais sortie d'un monde où la religion est structurante, où elle commande la forme politique des sociétés et où elle définit l'économie du lien social.
La politique et la religion sont comme deux têtes sous un même bonnet.
Quelqu'un qui accepte la folie de quelqu'un, est nécessairement fou, c'est étrange dans cette société hein ?
Les arènes gonflées d'une foule en délire regorgent de couleurs et d'âpre envie de sang.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
Le fondement de tout État est l'éducation de sa jeunesse.
Je crois que notre société industrielle souffre d'un malaise fondamental, qui est d'ordre moral et politique et se résume à ceci que l'individu n'a de pouvoir que dans le rôle irresponsable du consommateur.
L'homme sans religion serait un monstre ; l'homme persécuteur ne serait guère mieux ; l'homme purement contemplatif, en thèse générale, mourrait de faim.
La société se caractérisera par une surabondance d'informations. Le défi sera de ne pas confondre l'accessoire et l'essentiel.
Nous ne sommes jamais arrivés. Nous sommes dans un état constant de devenir.
Je ne connais que trois manières d'exister dans la société : il faut y être mendiant, voleur ou salarié.
Il y a une classe de la société qui pense encore plus à l'argent que les riches, ce sont les pauvres.
Malheureux... pas malheureux, c'est un état d'esprit. Moi j'me rappelle plus.
Plus une société devient démente, plus le langage a pour charge de planquer cette démence derrière un lexique fréquentable.
La société est composée de deux grandes classes : ceux qui ont plus de dîners que d'appétit, et ceux qui ont plus d'appétit que de dîners.
L'essentiel est de travailler dans un état d'esprit proche de la prière.
Nous assistons à une crise de l'autorité. Il faut stopper l'ensauvagement d'une certaine partie de la société et réaffirmer l'autorité de l'État. Ne rien laisser passer.
La disparition des supplices, c'est donc le spectacle qui s'efface ; mais c'est aussi la prise sur le corps qui se dénoue. Rush, en 1787 : « Je ne peux pas m'empêcher d'espérer que le temps n'est pas loin où [...] â–º Lire la suite
La société basée sur la production est seulement productive, pas créative.
Je crois en une religion qui croit en la liberté.