Aimer, c'est faire un pacte avec la douleur; ne pas aimer, c'est vivre mort.
Nous ajoutons souvent à notre douleur et à nos souffrances en étant trop sensibles, en réagissant de manière excessive à des choses mineures, et en prenant parfois les choses trop personnellement.
Il faut avoir au moins une certitude : celle de rester maître de sa mort et de pouvoir en choisir l'heure et le moyen.
La vie entrave l'âme. La mort dégage. C'est peut-être le seul temps d'amour.
Maladie terrible qui se saisit surtout des âmes jeunes, ardentes et toutes neuves à la vie. Ce mal, c'est la haine de la vie et l'amour de la mort ; c'est l'obstiné suicide.
Les hommes oublient plus tôt la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.
Je considère la peine de mort comme une institution sauvage et immorale qui porte atteinte aux fondements morales et juridiques de la société.
La souffrance mène vers la connaissance de soi-même; renverser les portes de son inconscient : évaluer ses pensées, ses actions, son ego !
La lucidité est la douleur la plus proche du soleil.
Nous pouvions presque tout mettre en commun parce que nous n'avions rien au départ. Il suffisait que je consente à vivre ce que je vivais, à aimer plus que tout ton regard, ta voix, ton odeur, tes doigts fuselés, ta façon d'habiter ton corps pour que tout l'avenir s'offre à nous.
La mort n'est-elle pas cela justement, un sommeil sans obligation et sans peine.
Dehors, c'est froid, y'a plus d'humanité. Un homme est mort inanimé devant un immeuble inhabité. C'est la crise ! La crise ? Qui est-ce qu'elle atteint ? Toi, moi ou le suicidaire qui escalade un toit ?
La douleur distille des vers envoûtants et des sentences d'outre-tombe.
L'avare dépense plus mort en un seul jour, qu'il ne faisait vivant en cinq années ; et son héritier plus en dix mois, qu'il n'a su faire lui-même en toute sa vie.
Je me marierais à nouveau si je trouvais un homme qui avait quinze millions de dollars, qui me céderait la moitié et qui garantirait qu'il serait mort dans l'année.
Une femme ne doit pas trop aimer Dieu, se dit-il, car si elle l'aime plus que son mari, elle s'érige en conscience de l'homme, et le harcèle.
La vie est unique et considérable mais la mort d'une grande banalité, comme tout ce qui est fatal.
L'amour est une chose vulnérable. Tomber amoureux est comme une excellente drogue.
Si un humain n'est pas capable de percevoir la douleur d'un autre, il serait justifié de lui retirer sa qualité d'homme.
Comment se tue en nous l'amour : trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l'amour, l'indignation le brise, et on arrive ainsi à l'indifférence finale.
Et il réussit, par un effort surhumain, à entendre la part de souffrance exprimée par cet homme, comme par n'importe lequel de ses patients, cette part qu'il lui est intolérable d'écouter.
Aimer et se marier, c'est bien différent. Aimer ne suffit pas.
L'amour a fait la douleur et la douleur a fait l'amour.
Il n'y a pas de folie sans motif et chaque geste que les gens ordinaires et sobres considèrent comme fou implique le mystère d'une souffrance sans précédent qui n'a pas été saisie par les hommes
Rien n'est dramatique puisque la vie comme la mort sont deux grandes solitaires.
La souffrance est une sorte de besoin de l'organisme de prendre conscience d'un état nouveau qui l'inquiète, de rendre la sensibilité adéquate à cet état.
Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés.
Nous vaincrons ou nous mourrons ici, De la douce mort des hommes libres.
La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
Étant donné le choix entre l'expérience de la douleur et rien, je choisirais la douleur.
Si tu ne ressens plus rien, seulement de la douleur vive, cherche encore au plus profond de ton être, le reste n'a pas disparu, tu l'as juste enfoui profondément en toi. Laisse-le t'envahir, et ressors en grandi.