Le mythe de l'âge d'or qu'ont inventé les poètes de l'Antiquité célébrait le temps de l'innocence, de l'abondance et du bonheur : le paradis perdu.
Seuls le bonheur et le malheur extrêmes semblent donner quelque prix à l'existence, c'est de toute façon les seuls souvenirs qui restent à la surface après le brassage des ans.
On devrait avoir la sagesse de rejeter les idéologies qui ne procurent pas ipso facto félicité et allégresse.
Parfois, je sens le passé et le futur presser si fort de chaque côté qu'il n'y a plus de place pour le présent.
La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l'enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière.
Le temps n'endort pas les grandes douleurs, mais il les assoupit.
Pour tirer le meilleur parti des connaissances acquises, pour en extraire toute la richesse, il importe de ne pas s'y habituer trop vite, de se laisser le temps de la surprise et de l'étonnement.
Les mains du Christ qui bénissent sont comme un toit qui nous protège. Mais elles sont en même temps un geste d'ouverture qui déchire le monde afin que le ciel pénètre en lui et puisse y devenir une présence.
Tous les trésors de la terre ne valent pas le bonheur d'être aimé.
Le verbe désarmer ne se conjugue qu'au futur ou qu'au conditionnel.
Sois heureux avec le moment. Tout bonheur qui dure est malheur.
La science est une connaissance organisée. La sagesse est une vie organisée.
Oh ! L'âcre volupté que le danger procure.
Nul ne descend en soi tant qu'il demeure esclave du passé ou de l'avenir.
Privilège de l'enfance... la beauté, le luxe, le bonheur sont des choses qui se mangent.
Une insurrection qui éclate, c'est une idée qui passe son examen devant le peuple.
- Qu'est ce qui se passe chez vous à la fin ? - Il se passe que je vous emmerde, monsieur ! Vous, votre affreux boudin de femme et votre sale chat !
Il n'y a pas d'histoire muette. On a beau la brûler, la briser, on a beau la tromper, la mémoire humaine refuse d'être bâillonnée. Le temps passé continue de battre, vivant.
Celui qui aime la gloire met son propre bonheur dans les émotions d'un autre. Celui qui aime le plaisir met son bonheur dans ses propres penchants. Mais l'homme intelligent le place dans sa propre conduite.
Mettez-vous dans l'esprit que les femmes veulent qu'on les aime, mais en même temps qu'on les divertisse.
Pourquoi ne pas profiter immédiatement des plaisirs ? Combien d'instants de bonheur ont été gâchés par trop de préparation ?
Les humbles travaux quotidiens, la simplicité de la vie, les modestes joies qu'on se tisse dans la couleur du temps qui passe, tout cela ressemble étrangement au bonheur.
L'expérience ne s'achète pas. Elle est le fruit du temps et de la bêtise.
La vie est un royaume d'ombres et le temps nous hante.
Le temps n'est pas une grille permettant de mesurer le travail ; c'est le travail lui-même qui est la mesure.
Vous voulez savoir ce qui se passe à l'intérieur des choses et vous vous contentez de considérer leur aspect extérieur ; vous voulez savourer la moelle et vous collez à l'écorce.
Nommer un objet, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite du bonheur de deviner peu à peu ; le suggérer, voilà le rêve.
« Les lois de la morale régissent l'art », a dit Schumann. Cela est fort joli ; mais cela n'est pas vrai. En morale, l'intention peut justifier bien des choses ; en art, les meilleures intentions ne sont bonnes qu'à paver l'enfer.
Le bonheur est à l'intérieur de vous, pas avec une autre personne.
On est perdu dans sa vie, dans ce qu'on écrit, dans un film que l'on fait lorsque, précisément, on veut s'interroger sur la nature de l'identité de quelque chose. Alors là, c'est « loupé », car on entre dans les [...] â–º Lire la suite
Aimer peut autant être la clef du bonheur que le plus mortel des poisons.