Béatitude : bonheur complet et intime qu'on goûte dans l'autre vie et que Dieu donne à ses élus.
Tu te croyais laide ; mais si tu savais comme le plaisir pare pour une femme !
Une des marques les plus assurées de la joie est, pour user d'un qualificatif aux résonances fâcheuses à bien des égards, son caractère totalitaire. Le régime de la joie est celui du tout ou rien : il n'est de joie que totale ou nulle.
L'espèce de gens qui n'étaient pas heureux quand ils étaient enfants est l'espèce qui croit à l'intelligence, au progrès et à l'entendement.
Personne ne se peut dire heureux avant la fin de la journée.
Ceux qui parlent de la joie d'aimer, c'est qu'ils n'aiment pas. Aimer un être, c'est se le sentir nécessaire, donc se sentir soi-même dans un continuel provisoire.
L'amour n'est pas plus fort que ses maux et sa joie n'est pas plus belle que sa peine.
C'est le propre des orgueilleux d'aspirer toujours à la joie et d'éviter la tristesse, selon ce mot : le coeur des insensés est où la joie se trouve.
Le bonheur, pourquoi le refuser ? En l'acceptant, on n'aggrave pas le malheur des autres et même ça aide à lutter pour eux. Je trouve regrettable cette honte qu'on éprouve à se sentir heureux.
Les fortunés et les orgueilleux s'étonnent de l'insolence du malheur humain et du fait qu'il ose se présenter devant eux en ayant, par l'aspect repoussant de sa misère, l'impudence de déranger leur sérénité et leur bonheur.