Ce livre est écrit beaucoup avec le rêve, un peu avec le souvenir. Rêver est permis aux vaincus ; se souvenir est permis aux solitaires.
Qui écrirait tout ce que disent quinze ou vingt femmes ensemble, ferait le plus mauvais livre du monde.
Un homme qui ne rêve pas est comme un homme qui ne transpire pas. Il emmagasine plein de poisons.
Celui qui poursuit un rêve n'en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver.
Le plaisir auquel on s'est livré sans défense et sans retour devient le plus inexorable des ennemis.
C'est quelquefois la critique d'un critique que nous n'aimons pas qui nous fait aimer le livre critiqué.
Pourquoi construire des déchetteries quand les musées d'art contemporain font l'affaire ?
Un livre peut changer une vie. Et dire qu'il n'y a aucune mise en garde d'inscrite sur la couverture !
Je sais toujours que les gens sont aimables, approuva l'hôtesse, quand ils enveloppent leur chewing-gum dans du papier avant de le jeter.
On se plaît au récit des maux qu'on ne sent plus.
Un livre apporte au lecteur sa propre histoire.
Le souvenir des joies perdues vaut mieux que les désirs inassouvis.
Chercher la vérité c'est passer de la vitrine d'une boutique à une autre.
Les rêves sont comme des îles. Alors on est tout seul quand on rêve et ça ne peut pas être autrement.
Pour les innocents, le passé peut être une récompense ; mais pour les traîtres, ce n'est qu'une question de temps avant que le passé ne leur livre ce qu'ils méritent.
Il y a un paradoxe chez tous mes confrères, moi compris : On rêve d'être reconnus, et en même temps, que personne ne nous emmerde.
Quand on s'endort avec le cul qui gratte, on se réveille avec les doigts qui puent.
Est-il plus pure joie que de s'interroger sur son siècle incertain, dans cette bousculade entre le vide et le néant ?Est-il amour plus insensé que de comprendre où vont l'espace et l'azur et le doute et le vieux désespoir ?La [...] â–º Lire la suite
Un livre est un objet mystérieux et une fois qu'il a pris son envol, n'importe quoi peut arriver.
Le sommeil est une séparation.
Ainsi dans le noir, dans le gris, avec parfois de brillantes, de brèves éclaircies, j'enfile les semaines, les mois, je tourne les pages du livre du temps et de l'oubli.
C'est bon en tant qu'artiste de toujours se souvenir de voir les choses d'une manière nouvelle et bizarre.
Un compte en banque et quelques canaris à nourrir, un héritage à espérer, une voiture à acquérir, toutes ces bornes de carton qui, de kilomètre en kilomètre, nous mènent fièrement et joyeusement à la tombe.
C'est joli, le progrès ? Demain, quand on offrira un livre à un gamin, il le tournera dans tous les sens pour savoir où il faut mettre les piles.
Cette insupportable colère qui étouffe le chagrin au point que le souvenir de l'être aimé n'est plus qu'un poison dans tes veines, et un jour tu te surprend à souhaiter que la personne aimée n'aie jamais existé pour être libéré de ta peine.
Les livres contiennent de l'humour, de la beauté, de l'intelligence, de l'émotion, de la pensée, et bien sûr, tout ce qui fait la vie. La vie sans un livre est vide.
Le récit n'est plus l'écriture d'une aventure, mais l'aventure d'une écriture.
Je rêve assez grand, mais je ne savais vraiment pas que ma vie pouvait être aussi géniale. Je suis la fille la plus chanceuse du monde, sans aucun doute !
Le souvenir est le parfum de l'âme.
Chaque homme possède en rêve son monde à soi, mais à l'état de veille, tous ont un monde commun.
Le lecteur en sait plus long sur un livre que son auteur lui même.