Ma mémoire est fantasque - et parfois il m'arrive de parler très fort à l'oreille d'un myope.
Celui qui parle seul espère parler à Dieu un jour.
Il ne suffit pas de parler, il faut parler juste.
Je vous en prie : laissez votre mouchoir dans votre poche ou dans votre sac. Il ne suffit pas d'essuyer vaguement une larme lorsqu'on vient nous parler de la misère des lépreux. Ni de sortir - avec un grand soupir [...] ► Lire la suite
Le perroquet ne fait jamais que parler sa langue maternelle.
Le songe est peut-être à l'être humain ce que les cavernes sont à la terre : le refuge d'une mémoire qui s'invente au fur et à mesure.
J'ai l'impression qu'aujourd'hui la mémoire est beaucoup moins sûre d'elle-même et qu'elle doit lutter sans cesse contre l'amnésie et contre l'oubli.
Votre rêve le plus ardent est d'humilier qui vous a offensé. Mais si vous n'entendez plus jamais parler de lui, ayant changé de pays, votre ennemi finira par ne plus avoir pour vous aucune importance.
Bien sûr, j'ai pensé parfois mettre fin à mes jours, mais je n'ai pas su par lequel commencer.
Les relations sont comme des requins. Ils doivent continuer à aller dans des eaux plus profondes et plus froides, parfois dans des territoires plus effrayants et plus sombres... pour rester en vie.
La mémoire a des racines profondément ancrées dans le corps. Il suffit parfois de l'odeur de la paille pourrie ou du cri d'un oiseau pour me transporter loin et à l'intérieur. Je dis à l'intérieur, bien que je n'aie pas encore trouvé de mots pour ces violentes tâches de mémoire.
Une petite inexactitude économise parfois une tonne d'explications.
L'influence de la mode est si puissante qu'elle nous oblige parfois à admirer des choses sans intérêt et qui sembleront même quelques années plus tard d'une extrême laideur.
Il m'arrive de me parler à moi-même pour être certain que quelqu'un m'écoute.
Il arrive parfois que les petits bonheurs se terminent par un grand drame.
Sale pute protestante ! Me parler à moi comme à un maricón qui descend du bateau !
L'imagination c'est de la mémoire fermentée. Quand on perd la mémoire on perd sa faculté d'imaginer.
Ma poésie est vive comme le feu,elle glisse entre mes doigts comme un rosaire.Je ne prie pas, car je suis un poète de la disgrâcequi tait parfois le travail d'une naissance d'entre les heures,je suis le poète qui crie et [...] ► Lire la suite
Se parler n'est qu'une pensée plus animée et audible.
Quand on arrive à exprimer quelque chose avec un regard et la musique au lieu de le dire avec des mots ou de faire parler le personnage, je pense que c'est un travail plus complet.
Il ne fait aucun doute que nous vivons à une époque d'avancées technologiques sans précédent, et parfois terrifiantes, où la rapidité des avancées dépasse souvent les considérations éthiques nécessaires.
Non seulement Dieu joue aux dés mais il les jette parfois là où on ne peut les voir.
Ce qu'il y a de merveilleux dans le roman, c'est qu'on peut y parler de soi tout en ayant l'air de parler des autres.
Derrière les combinaisons du capital et du travail, derrière les mutations technologiques et sociales, derrière les structures de l'échange et les jeux de la conjoncture, il y a, il y a toujours eu, il y aura toujours, les décisions ou les renoncements des hommes, leur énergie ou leur passivité, leur imagination ou leur immobilisme.
L'homme est une machine si compliquée que parfois on n'y comprend rien, surtout si cet homme est une femme.
Nous ne pouvons pas parler des droits de la personne dans d'autres pays à moins que nous fassions tout notre possible pour protéger les droits de notre propre peuple chez nous.
Le glaive de la Justice frappe parfois les innocents, mais le glaive de l'Histoire frappe toujours les faibles.
Enfants dont la mémoire se souvient qu'elle descend des étoiles.
Il faut garder en mémoire nos rêves, avec la rigueur du marin qui garde l'oeil rivé sur les étoiles. Ensuite, il faut consacrer chaque heure de sa vie à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour s'en approcher, car rien n'est pire que la résignation.
On nous attend pour les discours. Il faut qu'on aille parler d'amour...
La mémoire est la tourmenteuse des jaloux.