L'aridité du texte n'exprime pas la désinvolture, mais le respect.
La pudeur sexuelle est un progrès sur l'exhibitionnisme des singes.
Ils diront sans pudeur du mal d'un chef-d'oeuvre parce qu'ils croient qu'on a l'air de s'y connaître quand on dit du mal d'un ouvrage - mais dire du bien, s'enthousiasmer, attention ! Ils ne veulent pas être ridicules.
La misère a cela de bon qu'elle supprime la crainte des voleurs.
Il est temps d'instaurer la religion de l'amour.
La religion de la Non-violence n'est pas seulement pour les saints, elle est pour le commun des hommes. C'est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute.
Le Dieu vaincu devient le diable de la religion qui suit.
Le respect est le lien de l'amitié.
La religion est la fausse monnaie du désespoir.
C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
Rire souvent et beaucoup ; gagner le respect des gens intelligents et l'affection des enfants ; savoir qu'un être a respiré plus aisément parce que vous avez vécu. C'est cela réussir sa vie.
La crainte est utile quand elle est modérée et Dieu la permet afin qu'on ait recours à lui.
La paix, la tolérance, le respect mutuel, les droits de l'homme, l'état de droit et l'économie mondiale ont tous également souffert des actes terroristes.
Un instant de tendre abandon ne diffère d'un attentat à la pudeur que par l'absence de gendarme.
En fait, toute religion est une secte qui a réussi. On donne d'ailleurs le nom de secte à toute église non officielle qui concurrence les églises officielles.
Nos conceptions de l'ouvrier-créateur, de quelque religion qu'elles nous viennent, sont bien les inventions les plus médiocres, les plus stupides, les plus inacceptables sorties du cerveau apeuré des créatures.
Si nous sommes honnêtes - et les scientifiques doivent l'être - nous devons admettre que la religion est un fouillis de fausses affirmations, sans aucun fondement dans la réalité.
La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans coeur, comme elle est l'esprit de conditions sociales d'où l'esprit est exclu.
Au-dessous du nombril, il n'y a ni religion ni vérité.
Si l'athéisme se propageait, il deviendrait une religion aussi intolérable que les anciennes.
Comprendre un texte de théâtre, c'est principalement, voir comment il fonctionne dramaturgiquement.
La religion participe souvent du mythe du progrès qui nous protège des terreurs d'un futur incertain.
Abolir la dualité des sexes est une crainte de l'imaginaire démocratique, hier avec la citoyenneté des femmes, aujourd'hui avec le pacte de solidarité.
La pudeur est une question d'éclairage.
Là où la religion n'a pas pénétré les lois et les moeurs d'un peuple, l'administration des cultes n'est que boutique.
Fort mais vulnérable, méprisant mais complimenteur, respectueux mais sexuel. Et chaque manège lustre son contraire et en accroît l'attrait.
Le texte est (devrait être) cette personne désinvolte qui montre son derrière au Père Politique.
On peut dire que le respect que l'on a pour les héros augmente à mesure qu'ils s'éloignent de nous.
Ma religion est très simple. Ma religion est la gentillesse.
La crainte d'une catastrophe est souvent plus douloureuse que sa révélation.
Traduire le théâtre, c'est d'abord et avant tout savoir lire le théâtre, porter son regard sur un texte et s'en abreuver, se couler dans une matière linguistique et s'y fondre...