La gloire, c'est d'être un excentrique de la littérature.
Être grave dans sa jeunesse, cela se paie souvent par une nouvelle jeunesse dans l'âge mûr.
Une révolution du gouvernement est la preuve la plus puissante qu'un peuple puisse donner de sa vertu et de son bon sens.
La vraie gloire ne consiste ni à mourir, ni à vivre, mais à bien faire l'un et l'autre.
Une sincère et complète abnégation est une vertu préférable à toutes les vertus. Aucune oeuvre d'importance ne peut être faite sans elle.
Le grand homme est comme l'aigle ; plus il s'élève, moins il est visible, et il est puni de sa grandeur par la solitude de l'âme.
La modération n'est qu'une vertu ordinaire quand elle ne se rencontre qu'avec des qualités ordinaires.
Dans toute magistrature, il faut compenser la grandeur de la puissance par la brièveté de sa durée.
La vertu ne s'apprend pas plus que le génie.
Différence entre la jeunesse et la vieillesse : la première a quatre membres souples et un raide ; la seconde, quatre membres raides et un souple.
Aimable jeunesse suivez la tendresse, joignez aux beaux jours la douceur des Amours.
La jeunesse est un sport que l'on peut - que dis-je : que l'on doit pratiquer toute sa vie.
Là où le plaisir triomphe, la vertu ne saurait survivre.
Je ne crois pas que la littérature puisse changer la politique, mais elle peut exercer une influence sur ceux qui appliquent la politique.
Ce que nous appelons l'éducation chauvine du peuple français n'est que l'exaltation excessive de la grandeur de la France dans tous les domaines de la culture ou, comme disent les Français, de la "civilisation". Un jeune Français n'est pas dressé [...] â–º Lire la suite
La vieillesse apporte une lucidité dont la jeunesse est bien incapable et une sérénité bien préférable à la passion.
L'amitié est l'union des âmes dont la vertu est le lien.
Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes.
La gloire suit ordinairement ceux qui la fuient.
Le prix modeste du papier est la raison pour laquelle les femmes commencèrent par réussir en littérature avant de le faire dans d'autres professions.
Il faudrait pouvoir unir les contraires, l'amour de la vertu avec l'indifférence pour l'opinion publique, le goût du travail avec l'indifférence pour la gloire, et le soin de sa santé avec l'indifférence pour la vie.
L'estime n'exclut pas nécessairement l'amitié, mais il semble rare qu'elle contribue à la faire naître. Admirer n'est pas aimer ; et si la vertu obtient la considération, elle n'ouvre pas souvent les coeurs.
La vertu est une belle femme sans passions.
La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant, et la vie de l'homme, c'est la vision de Dieu.
Hélas ! Je n'ai encore vu personne qui aimât la vertu comme on aime la beauté corporelle.
Les héros doivent mourir jeunes, les grandes passions aussi, sinon le temps les corrompt, comme il corrompt tout ce qu'il touche. Paradoxalement, c'est par la mort qu'ils atteignent l'immortalité.
Ce que nous appelons la grandeur et la beauté n'appartient en propre à personne. Les créateurs sont les passeurs de l'anonyme.
La politique est la servante de la science, et l'humble interprète de la philosophie. Elle n'a pas la vertu créatrice de l'art.
Ton christ est juif, ta pizza est italienne, ton café est brésilien, ta voiture est japonaise, ton écriture est latine, tes vacances sont turques, tes chiffres sont arabes et... tu reproches à ton voisin d'être étranger !
Posséder sa jeunesse fait ignorer la jeunesse.
Une autre fois Paul Arène, ami de jeunesse de mon père, famillier de la maison, mais déchu par l'alcool et l'envie, cette plaie de l'homme de lettres, colporta qu'il était l'auteur véritable des Lettres de mon Moulin, assertion d'autant plus [...] â–º Lire la suite