La connaissance est une vieille erreur qui pense à sa jeunesse.
Ma théorie est que les hommes aiment avec leurs yeux, les femmes avec leurs oreilles.
- Le code change un milliard de fois par seconde. - Et vous pouvez l'ouvrir ? - En théorie je ne peux pas l'ouvrir. Dans la pratique... non plus.
Je ne suis plus d'humeur à me laisser tromper par le diable rusé et faux personnage dont le plus grand plaisir est de profiter de tout le monde.
Le roman policier est-il un genre dans la littérature ou une façon d'écrire hors littérature ?
La jeunesse enfante pour la vieillesse.
La jeunesse est le sourire de l'avenir devant un inconnu qui est lui-même.
La littérature est, profondément, un art conceptuel ; c'est même, à proprement parler, le seul.
La science est grossière, la vie est subtile, et c'est pour corriger cette distance que la littérature nous importe.
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?
Le secret de la jeunesse éternelle, c'est d'être vieux tout de suite.
On oublie sa faute quand on l'a confessée à un autre, mais d'ordinaire l'autre ne l'oublie pas.
Ce n'est pas ma faute si la réalité est marxiste.
L'enseignement des lettres est à la littérature ce que la gynécologie est à l'érotisme.
Travailler sur le concept de Dieu est donc possible même s'il n'y a pas de preuve de Dieu...
Tout bonheur est un chef-d'oeuvre : la moindre erreur le fausse, la moindre hésitation l'altère, la moindre lourdeur le dépare, la moindre sottise l'abêtit.
Le bonheur, bien qu'un concept indéfini, est le but de tous les êtres rationnels.
Tout commence dès l'école. L'école nous apprend à participer à la compétition sociale, et on n'apprend pas ce qui se passe en nous. Or vous vivez toute une vie avec un parcours intérieur. L'alphabétisation ne va pas de pair avec la créativité, à l'école. C'est un drame, c'est la faute de Jules Ferry, ce bâtard.
Si Dieu existe, à quoi bon la littérature ? Si Dieu n'existe pas, alors à quoi bon faire de la littérature ?
L'altérité est le concept le plus antipathique au bon sens.
En tant qu'enfant de l'ouest du Texas, je m'identifie autant à la culture hispanique qu'à la culture nord-américaine.
La jeunesse est une courte erreur, et la vieillesse un long regret.
Les rêves de jeunesse sont des rêves solitaires qui durent peu.
Le véritable test de civilisation, de culture et de dignité est le caractère et non les vêtements.
La grande littérature est simplement du langage chargé de sens au plus haut degré possible.
On ne doit pas plus exhiber sa culture que ses biceps. Il faut qu'elle saille sous la phrase comme les muscles sous le vêtement.
Qu'est-ce que la perfection, sinon un concept variable suivant le lieu, le temps et les autres circonstances ?
Les plaisirs de la jeunesse reproduits par la mémoire sont des ruines vues au flambeau.
Cette intelligence de la médiocrité marquera dans le temps notre époque moderne. On la voit s'exprimer hautement et largement dans l'architecture, abondamment dans la littérature, et complètement dans la politique.
Le manque de chance est une faute professionnelle.
Chaque chemin vers la connaissance implique différentes règles, et ces règles ne sont pas interchangeables.