Le meilleur roman est celui qui demande le plus à la sensibilité et l'imagination de son lecteur.
S'il faut prendre garde à ne pas tuer ou endommager la sensibilité d'un enfant et son intelligence par une éducation trop rigide, il faut cependant lui fournir une armature qui pourra le maintenir debout et lui permettre d'utiliser sa sensibilité.
Quand on est côté management, il faut encore comprendre la sensibilité artistique pour qu'il y ait un dialogue avec le côté créatif.
Les héros ont aujourd'hui une durée de vie et un domaine d'action extrêment réduits.
Un roman commence par un coup de dés.
Le roman est l'histoire des hommes, tandis que l'histoire est le roman du passé.
Peut-être que l'art du roman repose sur l'émotion.
Mais le roman ne serait rien si, dans cet auguste mensonge, il n'était pas vrai dans les détails.
Mon père, ce héros au sourire si doux
Le roman est ennemi de la vitesse, la lecture doit être lente et le lecteur doit rester sous le charme d'une page, d'un paragraphe, d'une phrase même.
Notre vie difficile et troublée a plus que jamais besoin d'images sereines. Plus que jamais nous aimons un certain romanesque scientifique, figuré sur les pages des belles entomologies, avec tous les attraits d'une féerique vérité.
Le livre d'un grand homme est un compromis entre le lecteur et lui.
Dans un poème ou dans un conte, le sens n'importe guère ; ce qui importe, c'est ce que créent dans l'esprit du lecteur telles ou telles paroles dites dans tel ordre ou selon telle cadence.
Mon héros préféré, c'est Mickey. Tout comme lui, j'ai de grandes oreilles et une grande queue.
Tu sais, il m'arrive parfois de rêver que je vole. Je commence par courir très très très vite, comme si j'étais surhumaine. Et le terrain devient de plus en plus rocailleux et pentu. A la fin je cours si vite [...] ► Lire la suite
Est-ce que je veux être un héros pour mon fils ? Non. J'aimerais être un être humain très réel. C'est assez dur.
Si les Apôtres et les Evangélistes avaient purement imaginé une histoire aussi surhumaine que celle du Christ, les inventeurs d'une telle histoire seraient encore plus extraordinaires que leur héros !
Le vrai héros est celui qui livre bataille avec l'esprit ouvert et sans partialité et qui pourtant mène une vie de paix et de liberté.
Écrire dans le plaisir m'assure-t-il - moi, écrivain - du plaisir de mon lecteur ? Nullement.
Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route.
Au rayon romanesque des amours impossibles, il n'y a pas trente-six solutions, il y en a mille.
Il y a deux sortes de livres, celui que l'auteur écrit et celui dont le lecteur prend possession.
Le manga travaille sur la vitesse de lecture, la bande-dessinée demande au lecteur de s'arrêter sur les détails de chaque case.
La littérature, et même le roman qui est d'expression plus libre, finissent par être soumis à des règles, à des conventions qu'il faut de temps en temps secouer pour y réintroduire la vie.
Vous devez faire confiance à votre instinct, à votre jugement et faire confiance à la narration qui a précédé et à la qualité du jeu avec l'émotion.
La souffrance est une sorte de besoin de l'organisme de prendre conscience d'un état nouveau qui l'inquiète, de rendre la sensibilité adéquate à cet état.
Je n'ai pas besoin d'une vie fantastique comme autrefois. C'est la vie de l'imagination dont j'avais grand besoin. Les films étaient le moyen idéal pour satisfaire ce besoin.
Malheur à tout roman que le lecteur n'est pas pressé d'achever.
Notre susceptibilité est révélatrice de notre volonté d'égalité.
Jean d'Ormesson se rattache aux vieux et pieux souvenirs du journaliste que je fus et du lecteur de livres français que je suis.
Le lecteur domine l'écrivain, même quand il en est subjugué.