Peut-être que l'art du roman repose sur l'émotion.
En art ce qui est important ce n'est pas les matériaux mais ce que l'on veut dire.
Le fantasme aide à passer n'importe quel temps de veille ou d'insomnie ; c'est un petit roman de poche que l'on peut ouvrir partout sans que personne y voie rien.
Tout art s'adresse aux sens, d'abord, plus qu'à l'esprit.
L'homme en colère peut n'être pas irascible : l'homme irascible peut quelquefois n'être pas en colère.
L'art, autant qu'il le peut, suit la nature, comme un élève imite son maître ; ainsi votre art doit être, pour ainsi dire, le petit-fils de Dieu.
Il n'existe que deux sortes d'êtres capables de dire la vérité vous concernant : un ennemi en colère et un ami qui vous aime vraiment."
Un roman naît, d'une façon en quelque sorte nécessaire, avec tous ses chapitres.
S'il n'y avait dans le monde que l'inébranlable, l'impérissable, l'inaltérable bourgeoisie, la littérature ne trouverait pas de matière. Le romancier ne peint jamais un ordre qu'en train de se déranger.
Est littéraire une oeuvre qui possède une aptitude à la trahison.
Chaque grand artiste a sa vérité.
Le romancier apprend à ses lecteurs à comprendre le monde comme une question.
Un artiste de cirque qui se laisse applaudir, c'est déjà un bourgeois.
La colère est meilleure. Il y a un sentiment de colère. Une réalité et une présence. Une prise de conscience de la valeur. C'est une belle poussée.
Tout écrivain commence par être un lecteur.
Le roman naît de vos passions personnelles mais il ne peut réellement prendre son essor que lorsque vous avez coupé le cordon ombilical avec votre vie et que vous commencez à interroger non pas votre vie mais la vie même.
C'est dans sa forme pure qu'un art frappe fort.
Le Roman est une Mort; Il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile, et de la durée un temps dirigé et significatif.
Chaque année j'suis meilleur, j'suis un grand artiste mais la standardiste de Pole Emploi se sent quand même supérieure.
Une action commise dans la colère est une action vouée à l'échec.
J'ai toujours cru que le poète et le romancier donnaient du mystère aux êtres qui semblent submergés par la vie quotidienne, aux choses en apparence banales.
Le temps est le grand art de l'homme.
Il s'agit souvent pour un romancier d'entraîner toutes les personnes, les paysages, les rues qu'il a pu observer dans une partition musicale où l'on retrouve les mêmes fragments mélodiques d'un livre à l'autre, mais une partition musicale qui lui semblera imparfaite.
Le châtiment est passé d'un art des sensations insupportables à une économie des droits suspendus.
Lorsque vous examinerez votre colère profondément, vous verrez que la personne que vous appelez votre ennemi souffre également. Dès que vous voyez cela, la capacité d'accepter et d'avoir de la compassion pour eux est là.
La poésie est un art de vivre.
Un recueil de sagesse paysanne : telles sont, avant tout, les Œuvres choisies de Mao. Pour mesurer à quel point Mao a imposé son réalisme terrien à la révolution chinoise, il faut retourner aux deux sources de sa morale et de son action : Canton et Yan'an.
Le peuple n'aime ni le vrai ni le simple : il aime le roman et le charlatan.
Le vrai réalisme consiste à montrer les choses surprenantes que l'habitude cache sous une housse et nous empêche de voir.
Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour.
Le romancier est fait d'un observateur et d'un expérimentateur.