L'historien est un artisan de la mémoire.
Avoir entendu sans retenir ne fait pas de la science.
J'ai une mémoire admirable, j'oublie tout.
La mémoire est dans le coeur.
La lutte de l'homme contre le pouvoir, c'est la lutte de la mémoire contre l'oubli.
C'est pas compliqué, en politique, il suffit d'avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire !
La mémoire n'est-elle pas un voyage dans le temps ?
Trouver son style, pour un auteur, peut signifier ceci : dynamiter le langage commun.
Aucun souvenir dans notre mémoire ne nous laisse moins de satisfaction qu'une tentation à laquelle nous avons résisté.
Divers facteurs pouvaient concourir pour faire percevoir dans le langage de l'étoile un message d'espérance. Mais tout cela pouvait mettre en chemin seulement un homme ayant une certaine inquiétude intérieure, un homme d'espérance, à la recherche de la véritable Étoile du salut.
La mode est un langage qui se crée dans des vêtements pour interpréter la réalité.
Je garde en mémoire ces instants qui ont marqué ma vie Et me la font apprécier doublement depuis.
C'est en mémoire de ce sacrifice plein de piété que les musulmans du monde entier sans exception célèbrent la Tabaski et sacrifient des animaux.
L'humanité est comme un paysan ivre à cheval : quand on la relève d'un côté, elle tombe de l'autre.
Le langage et l'outil sont l'expression de la même propriété de l'homme.
Le monde n'est pas assez large pour contenir la mémoire d'un héros : mais c'est trop d'une montagne pour enfermer son cadavre.
Je ne pouvais faire confiance en ma mémoire pour deux raisons : j'étais un vieillard, et j'étais un écrivain.
Le pardon requiert la mémoire absolument vive de l'ineffaçable, au-delà de tout travail du deuil, de réconciliation, de restauration, au-delà de toute écologie de la mémoire.
Il n'avait pas eu encore le temps de prendre un tailleur et un chapelier parisiens. Avec ses cheveux longs et son petit chapeau, son ample redingote et son parapluie de famille, on l'aurait pris volontiers pour un bon paysan en [...] â–º Lire la suite
Le babil du texte, c'est seulement cette écume de langage qui se forme sous l'effet d'un simple besoin d'écriture
On a beau blâmer les libertins, ils restent quand même les seuls à avoir employé les moyens de retenir celles qui leur plaisent.
Nous les vivants ne sommes jamais nus- le regard, la voix sont déjà des parures. Nous ne le sommes que dans la honte, quand le langage fait défaut.
L'homme qui sait "comment" on fait quelque chose trouvera toujours un patron pour l'employer. L'homme qui sait "pourquoi" on fait cette chose, sera le patron.
Le langage du dessin offre des possibilités infinies, ce qui est rare.
Judas aurait pu devenir un saint, le patron de nous tous qui ne cessons de trahir.
Deux êtres ne peuvent pas se connaître. Le langage ayant été fait pour l'usage quotidien ne sait exprimer que des états grossiers ; tout le vague, tout ce qui est sincère n'a pas de mot pour s'exprimer.
Y a-t-il une histoire impartiale ? Comment un historien juge-t-il qu'un fait est notable ou non ? Il en juge arbitrairement.
Dieu nous a donné la mémoire pour qu'elle puisse se souvenir de lui, l'intelligence pour qu'elle puisse le connaître, la volonté pour qu'elle puisse le choisir, l'aimer et jouir de lui.
Attache l'âne où le patron le veut.
Dès qu'on parle une langue étrangère, les expressions du visage, des mains, le langage du corps changent. On est déjà quelqu'un d'autre.
Le poète est en face du langage comme le peintre est en face de l'objet. Le langage devient sa matière première.