Le lecteur domine l'écrivain, même quand il en est subjugué.
Le lecteur aime se faire peur.
Le propre des grands livres est que chaque lecteur en est l'auteur.
Il y a deux sortes d'êtres humains : ceux qui écartent la mort de leur pensée pour mieux et plus librement vivre, et ceux qui, au contraire, se sentent d'autant plus sagement et fortement exister qu'ils la guettent dans chacun [...] â–º Lire la suite
Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
Vous n'avez pas vraiment vécu avant d'avoir découvert qu'un lecteur de disquettes peut aller à la piste -1 et se plaindre de n'y trouver rien à lire.
Tout lecteur est soit un voyageur qui fait une pause ou quelqu'un qui rentre chez lui.
Le lecteur en sait plus long sur un livre que son auteur lui même.
J'ai choisi douze narrateurs qui ne sont pas d'accord entre eux, ce qui donne plus d'espace au lecteur pour l'esprit critique.
Vous, apprenez à voir, plutôt que de rester les yeux ronds. Agissez au lieu de bavarder. Voilà ce qui pour un peu dominé le monde ! Les peuples en ont eu raison, mais il ne faut pas nous chanter victoire, [...] â–º Lire la suite
Une préface ne doit être qu'un titre plus long.
Ce n'est pas la peine d'avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur ne dépasse pas la troisième.
Le livre d'un grand homme est un compromis entre le lecteur et lui.
La citation, bien comprise, est une référence. Loin de dispenser le lecteur de s'enquérir du contexte d'où elle est tirée, elle suppose qu'il le possède.
Un jour, quelqu'un m'a dit « la merveille est dans l'instant ». Je vais bientôt mourir. Et pourtant, la peur ne me domine plus. La vie est pleine de ressources. Les gestes, les sourires, la joie partagée. Je me souviens de tout. [...] â–º Lire la suite
On ne domine bien que par la douceur.
Un écrivain n'est jamais le lecteur de son oeuvre, même cinquante ans après l'avoir écrite ; s'il ouvre l'un de ses livres, dès la première ligne, il se remet à l'écrire.
Si vous réussissez enfin à marquer après avoir dominé pendant les 3/4 du jeu, l'adversaire égalisera dans les arrêts de jeu.
Le vrai miroir d'un lecteur est sa bibliothèque.
Malheur à tout roman que le lecteur n'est pas pressé d'achever.
J'appelais de mes voeux la parition du chef-d'oeuvre de l'écrivain véritable: un livre blanc, constitué de pages blanches, sans un seul mot. Au lecteur d'y lire ce qu'il voudrait, au gré de sa plus grande liberté.
Le manga travaille sur la vitesse de lecture, la bande-dessinée demande au lecteur de s'arrêter sur les détails de chaque case.
Un livre apporte au lecteur sa propre histoire.
Et si le temps domine encore sur nos désirs, Faisons que sur le temps la constance domine.
Le papier est patient, mais le lecteur ne l'est pas.
Le lecteur idéal lit toute la littérature comme si elle était anonyme.
Une foule d'objections se sont sans doute présentées à l'esprit du lecteur avant qu'il en soit arrivé à cette partie de mon ouvrage. Les unes sont si graves, qu'aujourd'hui encore je ne peux y réfléchir sans me sentir quelque peu ébranlé.
La vieillesse est noble, lorsqu'elle se défend elle -même, garde ses droits, ne se vend à personne, et jusqu'au dernier souffle domine sur les siens.
Peut-être l'ivresse d'écrire se suffit-elle déjà largement à elle-même ? Et peut-être un lecteur clandestinement amoureux en vaut-il des milliers qui n'ont acheté que la beauté des juges ?