L'esprit humain crée des Dieux qui le domine et le subjugue alors qu'ils dépendent totalement de lui..
Seule la personne qui a foi en elle-même peut être fidèle aux autres.
La paresse est nécessaire. Il faut la mêler à sa vie pour prendre conscience de la vie.
L'acquiescement éclaire le visage. Le refus lui donne la beauté.
Le désespoir est le parfum du jeune acteur. C'est tellement satisfaisant de s'en être débarrassé. Si vous continuez à le sentir, il peut vous rendre fou. Dans cette affaire, beaucoup de gens deviennent fous, deviennent excentriques, voire en meurent. Pas mon plan.
Le peuple aime les rois qui savent l'épargner - il estime encore plus ceux qui savent régner.
L'agrément de la raison ne suffit pas pour adopter une éthique. Il faut aussi l'adhésion du coeur.
En prison, il me semble que c'est ceux qui ne savent pas lire qui sont le plus énervés. La lecture c'est le seul moyen légal d'évasion.
L'homme est un animal rationnel qui perd patience lorsqu'on lui demande d'agir en accord avec les diktats de la raison.
Arrivé au bord du précipice, il est trop tard pour tirer la bride et arrêter le cheval.
Tout parle dans l'univers ; Il n'est rien qui n'ait son langage.
Il ne veut pas paraître très brave, il veut l'être.
La relation interpersonnelle que j'établis avec autrui, je dois l'établir aussi avec les autres hommes ; il y a donc nécessité de modérer ce privilège d'autrui ; d'où la justice. Celle-ci, exercée par les institutions, qui sont inévitables, doit toujours être contrôlée par la relation interpersonnelle initiale.
L'homme n'est capable que de souffrir, il ne peut agir.
Comme dans la vraie vie, il y a quelques concombres sur la route.
C'est peu d'aimer, il faut aimer toujours : on n'est heureux qu'à force de constance.
Le "nul" est censé ignorer la loi. Pour les autres, il y a la prescription, le sursis et l'amnistie.
J'ai demandé ma route au mur, il m'a dit d'aller tout droit.
"Dis-moi par qui tu fais juger et je te dirai qui tu es". Il n'est pas en politique d'axiome plus sûr.
Quand il suffit d'un rien, on n'a pas besoin de grand-chose.
Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas.
S'il y a bien un athéisme de l'homme, un homme sans Dieu, il n'y a pas de Dieu sans l'homme.
Un héros de roman infidèle ! On n'aurait jamais rien vu de pareil ; il est réglé qu'ils doivent tous être constants.
Il y a des circonstances où il faut s'abstenir de jouer à la bourse, aux courses, au baccarat ou à la roulette : primo, quand on n'a pas les moyens et secundo, quand on les a.
Le poète, l'artiste, l'écrivain, n'est trop souvent que celui qui sait rendre : il ne garde rien.
Le sommeil est une récompense pour les uns, un supplice pour les autres. Pour tous, il est une sanction.
Quand Dieu a pétri la Terre de ses mains sacrées, il a fait une belle boulette.
Le sens moral est plus important que l'intelligence. Quand il disparaît d'une nation, toute la structure sociale commence à s'ébranler.
La gentillesse est très indigeste. Il est en désaccord avec les estomacs très fiers.
Pour qu'arrivent de jolies choses, il suffit de s'entourer de belles personnes.
Causer, n'est-ce pas produire ? Peut-être que la gratuité du créateur est plus pure quand il sait que ce qu'il crée ne sera que la flambée d'un moment.