Malheur à tout roman que le lecteur n'est pas pressé d'achever.
Le lecteur peut être considéré comme le personnage principal du roman, à égalité avec l'auteur, sans lui, rien ne se fait.
En France, tout écrivain est un accusé.
C'est un roman qu'il ne faut pas prendre à la légère... Il faut le jeter très loin de toutes ses forces.
Le lecteur domine l'écrivain, même quand il en est subjugué.
Je suis un écrivain et donc automatiquement un personnage suspect.
Qu'un écrivain déclare, comme la chose la plus naturelle du monde, qu'il préfère le commerce charnel des très jeunes personnes aux turpitudes classiques de ses contemporains, et il n'en faut pas plus - en pleine société permissive - pour le faire passer pour le Diable dans le Landerneau parisien.
La première vertu d'un écrivain est la propriété du vocabulaire.
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession, une même image archétypale à jamais fixée dans son cerveau, son coeur ou ses entrailles...
Le meilleur roman est celui qui demande le plus à la sensibilité et l'imagination de son lecteur.
Se faire peur pour apprivoiser la peur, telle est la volupté du roman noir, du film d'épouvante.
Le roman est autant un artefact verbal qu'un poème lyrique.
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
As-tu vu un homme pressé de parler, Il y a plus à espérer d'un sot que de lui.
Il s'agit souvent pour un romancier d'entraîner toutes les personnes, les paysages, les rues qu'il a pu observer dans une partition musicale où l'on retrouve les mêmes fragments mélodiques d'un livre à l'autre, mais une partition musicale qui lui semblera imparfaite.
Rien n'apaise un lecteur toujours tremblant d'effroi,Qui voit peindre en autrui ce qu'il remarque en soi.
L'université est un lieu d'étude important, mais pas une école pour écrivains. L'apprentissage littéraire se passe entre soi et soi, ou entre soi et les êtres dont l'âme provient de la même racine.
L'écriture est une occupation solitaire qui accapare votre vie. Dans un certain sens, un écrivain n'a pas de vie propre. Même lorsqu'il est là il n'est pas vraiment là.
Nous devons défendre la liberté de la presse et la liberté d'expression - car, en fin de compte, les mensonges et la désinformation ne font pas le poids face à la vérité.
Le roman procède par combinaisons aléatoires d'éléments réels, le poème par exploration exacte et complète d'éléments virtuels.
J'ai écrit un roman qui tient en une seule phrase ! C'est la vie d'un moine racontée par lui-même : Il était une foi... la mienne.
Le dessinateur de presse est forcément contre tout. Il lui est difficile de dire du bien de quelqu'un
Dire à un écrivain que son dernier livre est décevant n'est attentatoire ni à la politesse, ni au plaisir de lire. Cela apporte au contraire, du crédit aux éloges.
Si médiocre soit-il, un personnage de roman est toujours supérieur à un être humain.
Il faut être attentif à toujours bien distinguer l'oeuvre de l'auteur.
Si un écrivain ne se forçait pas, il n'écrirait que lorsqu'il est malheureux.
Il n'y a pas d'étapes dans ma mode, juste des moments; je ne sais pas jouer de cette façon, je joue la femme. Pas de spectaculaire, pas de théâtre, sauf les défilés. J'écris au jour le jour l'histoire. La jupe, [...] â–º Lire la suite
L'écrivain, c'est d'abord un lecteur. Un écrivain qui ne lit pas, c'est une plante qui n'est jamais arrosée.
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession.
Des Alpes aux Pyrénées et la main dans la main.Poètes, relevons-donc le vieux parler roman !C'est là le signe de famille,C'est là le sacrement qui unit le fils aux aïeux.L'homme à la terre ! C'est là le filQui tient le nid dans la ramée.