Jean d'Ormesson se rattache aux vieux et pieux souvenirs du journaliste que je fus et du lecteur de livres français que je suis.
J'ai toujours rêvé petit, parce que j'aime bien que mes rêves se réalisent.
Quand les vieux et les enfants ne versent plus de larmes, cela signifie que le monde est entré soit dans sa phase la plus paisible, soit dans sa phase la plus terrible.
La vie à deux use le coeur d'un homme.
Dis-moi avec qui toi t'as construit le château, je te dirai qui rêve de le démonter.
Il y a plus de choses dans le Ciel et sur la Terre, Horatio, que n'en rêve ta philosophie.
Celui qui déclare être trop vieux pour apprendre l'a probablement toujours été.
Exprimer une idée est une activité difficile à laquelle il faut s'exercer ; la télé supprime cet exercice ; nous risquons de devenir un peuple de muets, frustrés de leur parole, et qui se défouleront par la violence.
Peut-être sera-t-il possible de réaliser ce rêve ultime : réunir l'humanité entière en une seule communauté. Cependant, avant cela, la science n'aura-t-elle pas définitivement échappé au contrôle de l'homme ?
Comment être certain que toute votre vie n'est pas un rêve ?
La grande affaire est de donner à l'enfant une haute idée de sa puissance, et de la soutenir par des victoires ; mais il n'est pas moins important que ces victoires soient pénibles, et remportées sans aucun secours étranger.
C'est pendant que le vieux seau est encore là qu'il faut en fabriquer un neuf.
La science ne sert guère qu'à nous donner une idée de l'étendue de notre ignorance.
Les vieux perdent l'orgueil en chemin ; c'est vrai que c'est inutile la fierté.
Est-ce qu'une vie meilleureNous attend, dès demain ?Ne doute pas puisqu'il est l'heure !Je sais que pourtantIl faut faire souvent des choixqui font vraiment peur !Oh, comme le monde me semble grand,Quand je voyage -- dans le temps.Au bout du [...] ► Lire la suite
La puissance ne se montre que si l'on en use avec injustice.
Sur ce qu'il vient d'écrire dans la journée, il a des peurs nocturnes. La nuit, fantastiquement, ramène tout à l'imaginaire de l'écriture : l'image du produit, le potin critique (ou amical) : c'est trop ceci, c'est trop cela, ce n'est pas assez... La nuit, les adjectifs reviennent, en masse.
Un jour, on ne rêve plus que d'ailleurs.
Un critique de rock, journaliste mondain, doit se choisir un look pour devenir quelqu'un. On peut aller à droite, les cheveux demi-longs, avec une cravate et des complets-veston. On peut aller à gauche, avec les cheveux courts et des allures de super de vrai conquistador.
On m'a trop souvent dit qu'un hymne national faisait partie de notre culture, de notre histoire et qu'il n'était pas possible de le changer. Je m'inscris en faux contre cette idée. Pourquoi ne pourrions-nous pas le faire ? [...] Aujourd'hui [...] ► Lire la suite
C'était mon rêve de jouer pour les Canadiens de Montréal - c'était l'équipe de mon père.
Il n'y a rien que je ne ferais pas pour ceux qui sont vraiment mes amis. Je n'ai aucune idée d'aimer les gens à moitié, ce n'est pas ma nature.
Le rêve représente une histoire fragmentée et est fait des débris de la mémoire.
Toutes les personnes qui m'ont critiqué devraient manger leurs paroles.
La critique est un impôt que l'envie perçoit sur le mérite.
Il faut faire de la vie un rêve et faire d'un rêve une réalité.
Le monde tout entier ressemblait à ce jeu de couleurs : il suffisait de retirer une mince feuille grisâtre de mauvais souvenirs et la joie éclatait.
La résurrection est une idée toute naturelle ; il n'est pas plus étonnant de naître deux fois qu'une.
Je rêve que nous sommes des papillons ayant à vivre que trois jours d'été, avec vous ces trois jours seraient plus plaisants que cinquante années d'une vie ordinaire.
Parfois mes rêves sont si profonds que je rêve que je rêve.
Il faut pourtant que la critique se mêle toujours à l'éloge, le serpent aux fleurs, l'épine aux roses et la vérole au cul.