Littérature : occupation des oisifs.
Le poète est cet être très vieux et très neuf, très complexe et très simple qui aux confins vécus du rêve et du réel, du jour et de la nuit, entre absence et présence, cherche et reçoit dans le déclenchement soudain des cataclysmes intérieurs le mot de passe de la connivence et de la puissance.
Adieu poète ! Il faut que les mots enterrent les mots.
Je voulais que mon écriture soit totale. Je voulais capturer chaque moment dans sa totalité : les fleurs dans tes bras quand tu as passé la porte, cette serviette. L'espèce d'odeur qu'elle dégage, cette matière, nos sentiments, les tiens, les miens, [...] â–º Lire la suite
Aimons la neige ! Sinon, nous risquerions de briser notre équilibre poétique et d'oublier notre condition humaine.
Le poète a toujours raison,Qui voit plus haut que l'horizon,Et le futur est son royaume,Face à notre génération,Je déclare avec Aragon,La femme est l'avenir de l'homme.
La vérité scientifique a pour signe la cohérence et l'efficacité. La vérité poétique a pour signe la beauté.
L'amour nous rend poète et la mort, philosophe.
Un poète est un rossignol qui, assis dans l'obscurité, chante pour égayer de doux sons sa propre solitude.
La marche n'est pas une simple thérapeutique mais une activité poétique qui peut guérir le monde de ses mots.
Celui qui aime la littérature n'aime ni l'argent, ni les tableaux, ni les bibelots, ni le reste.
Un acteur est tout au plus un poète et au moins un artiste.
On ne connaît, de chaque littérature étrangère, que ses rapports avec la politique.
Il n'y a en littérature qu'un sentiment absolument sot : c'est la peur d'être influencé.
Le poète est passé : le ruisseau qui hésite, devient fleuve royal ; il n'a plus de repos ni de limites : il ressemble au cheval.
La littérature est un fleuve.
Le poète cache sous l'expression de la joie le désespoir de n'en avoir pas trouvé la réalité.
Qui veut comprendre le poète, écrit Goethe, doit se rendre au pays de la poésie. En général, ce n'est pas le poète qui est incompréhensible ou obscur.
Je sais que la littérature ne nourrit pas son homme. Par bonheur, je n'ai pas très faim.
Que peut faire un poète sans souffrance ? il a autant besoin d'elle que d'une machine à écrire.
L'important, en littérature comme en cinéma, c'est de dire des choses graves avec légèreté.
Le poète doit faire un tableau noir avec de la lumière.
Cette écriture classique est évidemment une écriture de classe.
La science est indéfinissable. La vérité est inaccessible. Mais elles partagent, au moins, cette capacité à générer cet état d'être si essentiel et élégant que le poète Fernando Pessoa nomme l'« intranquilité ».
Toute littérature est protestation.
Le poème est enfant conçu au plus obscur de la nuit, à qui le poète a donné sa propre existence, consciente et inconsciente.
Que le poète obscur persévère dans son obscurité, s'il veut trouver la lumière.
Qu'un bon peintre figure la fureur d'une bataille, qu'un poète la décrive et qu'elle soit présentée au public sous ces deux formes, et tu verras aussitôt laquelle attirera les spectateurs, où se portera leur attention, laquelle obtiendra le plus de suffrages et plaira davantage.
Mes mains étaient trop molles... Je devais trouver une occupation particulière, une sorte de travail qui ne me forcerait pas à me détourner du ciel et des étoiles, ce qui me permettrait de découvrir le sens de la vie.
La sotte occupation que celle de nous empêcher sans cesse de prendre du plaisir, ou de nous faire rougir de celui que nous avons pris... celle du critique.
L'âme du peuple ne doit pas être étouffée, elle a besoin de respirer, la littérature est son poumon.