Littérature : occupation des oisifs.
On est écrivain quand on a quelque chose à dire et qu'on est le seul à pouvoir dire.
Je suis un écrivain et donc automatiquement un personnage suspect.
La littérature est une drogue dure.
On ne connaît, de chaque littérature étrangère, que ses rapports avec la politique.
La littérature est parfaitement inutile : sa seule utilité est qu'elle aide à vivre.
Il y a des auteurs en littérature qui m'ont fait prendre conscience que si on voulait véritablement changer les choses, on devait incarner les valeurs, pas juste les évoquer.
Se servir du temps de la grammaire pour diviser le Temps équivaut à tracer à la craie des points de repère sur l'eau.
Tout prouve qu'une littérature durable ne peut être que l'expression, ou le reflet, de l'histoire humaine en marche.
L'homme est à la recherche d'un nouveau langage auquel la grammaire d'aucune langue n'aura rien à dire.
Toute littérature est assaut contre la frontière.
C'est dans ses mémoires qu'un écrivain met le moins de souvenirs.
Le roman policier est-il un genre dans la littérature ou une façon d'écrire hors littérature ?
Celui qui a une bonne écriture dessine bien.
L'emballage d'un écrivain qui a réussi, c'est sa légende, les anecdotes qu'on raconte à son sujet, les mots d'esprit qu'on lui attribue... même sans jamais l'avoir lu.
La peinture se vend mieux que la littérature : il est plus facile de planter un clou que de finir un livre.
Jamais aucun écrivain n'a pensé qu'en écrivant une oeuvre il allait sauver l'humanité. Ni aucun peintre, ni aucun sculpteur. Mais, ça peut nous aider à poser des meilleures questions et très, très lentement à faire bouger les choses.
Écrire dans le plaisir m'assure-t-il - moi, écrivain - du plaisir de mon lecteur ? Nullement.
Je voulais que mon écriture soit totale. Je voulais capturer chaque moment dans sa totalité : les fleurs dans tes bras quand tu as passé la porte, cette serviette. L'espèce d'odeur qu'elle dégage, cette matière, nos sentiments, les tiens, les miens, [...] ► Lire la suite
Peut-être justement le plus grand, le plus beau compliment à faire à un écrivain serait de lui dire qu'il ne vaut pas son oeuvre...
Un chef-d'oeuvre de la littérature n'est jamais qu'un dictionnaire en désordre.
Le cinéaste pense avec les yeux et les oreilles, le peintre avec les mains. La littérature est un refuge. Elle approfondi la vision du monde.
La littérature est une machine qui nous permet de pénétrer dans les rêves d'autrui et dans les nôtres.
Corne d'Auroch pris la détermination de s'instruire. Il s'abima dans la grammaire et désapprit les quelques rudiments qu'il possédait.
La grammaire est l'art de lever les difficultés d'une langue ; mais il ne faut pas que le levier soit plus lourd que le fardeau.
Chaque écrivain n'a que peu de chose à dire ; l'important est qu'il le dise bien.
Demander à un écrivain ce qu'il pense des critiques, c'est demander à un réverbère ce qu'il pense des chiens.
Il arrive aussi qu'un écrivain du XXIe siècle se sente, par moments, prisonnier de son temps et que la lecture des grands romanciers du XIXe siècle lui inspire une certaine nostalgie.
Ceux qui veulent combattre l'usage par la grammaire se moquent.
Selon moi,il n'existe que deux professions absolument honorables: la littérature car elle soigne les esprits, et la médecine car elle soigne les corps.
Un écrivain [...] exprime toujours dans ses oeuvres quelque chose d'intemporel.