Quelle place la littérature prétend-elle prendre dans ce chaos où l'intime se mêle au politique, où tout semble mouvant et incertain, où le réel revendique sa part de piège et de risque ?
L' histoire jugera l'invasion de l' Irak comme une des plus grandes mésaventures de la politique étrangère de tous les temps.
On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans.
Que de chefs-d'oeuvre gagnent, en vérité, à ne pas être lus. D'où cette passion aveugle que vouent à la littérature ceux qui ne lisent pas.
En affectant non seulement santé et hôpitaux, mais transports, commerces, écoles, réunions, perturbant économie mondiale et économies nationales, le virus (Coronavirus) révèle la complexité des interdépendances et inter-rétroactions de notre monde humain.
Je crois fermement que la lecture et la littérature peuvent aider une société à mieux se comprendre.
L'important pour un homme politique est de vivre assez vieux pour inspirer confiance, avoir eu le temps de se faire appeler, remercier, déboulonner puis panthéoniser... Après quoi on donne votre nom à une rue, ce qui n'est qu'une manière de vous y jeter.
La politique n'étant qu'un enchaînement de conséquences, toute vérité isolée devient un mensonge dans l'ordre social.
La littérature ne bégaie pas l'existence, elle l'invente, elle la provoque, elle la dépasse.
Comme je l'ai dit, la position du Royaume-Uni sur la question de la torture et de son utilisation n'a pas changé. Notre politique est la même qu'elle a été. Nous condamnons la torture.
Du chaos naît une étoile.
Ce qui est fantastique avec la vie, c'est qu'elle ne se produit qu'une fois.
Les rois deviendront tyrans par politique lorsque les sujets seront rebelles par principe.
Il est curieux de constater combien le fantastique peut exalter l'esprit d'un adolescent.
La politique est l'art de se servir des hommes en leur faisant croire qu'on les sert.
La littérature est éparpillée en débris faits des hommes qui se sont bien trop occupés des opinions des autres.
Les lois de l'espace scénique sont différentes de celles de la littérature, mais l'enjeu reste toujours de faire passer le plus possible de littérature sur l'espace scénique.
La politique est l'art d'oublier que la véritable sincérité ne consiste pas à dire tout ce que l'on pense, mais à penser tout ce que l'on dit.
La logique mène quelque part. Rigoureuse, elle a conduit assez souvent la politique à améliorer le sort des hommes en les faisant mourir.
La politique est un rude maître qui expose à bien des avatars ; le peuple récompense si mal ceux qui se dévouent pour lui !
La politique est une entreprise d'autant plus facile qu'elle consiste à tromper des gens qui se doutent qu'on les trompe.
Tout homme politique est, au sens fort du terme, un homme politique qui promet.
Je crois en la mort, la destruction, le chaos et la cupidité.
On ne peut juger de la Littérature sans une certaine idée préalable de l'Homme et de l'Histoire, du Bien, du Mal, de la Société, etc.
Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l'accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l'apparence de la solidarité à un simple courant d'air.
Peu de richesses ménagées avec économie valent mieux que de grands trésors mal employés.
Tout le discours politique est fondé sur cette opposition entre ventre creux et ventres dorés.
Le biais de la fiction est en fin de compte plus personnel que la prétendue sincérité de l'aveu.
Le marxisme et le libéralisme classique sont des théories insuffisantes, parce qu'ils simplifient trop les faits et plus encore parce qu'ils méconnaissent la réalité humaine.
L'expérience ne nous offre au premier coup d'oeil qu'un chaos suivi d'un autre chaos.
Le chaos de l'épreuve en nous dépouillant, nous permet de découvrir la face cachée de notre vie.