La littérature est un exercice difficile. Chaque livre pose de nouveaux problèmes. A chaque fois, il faut réinventer la langue.
La littérature n'a pas d'autre fonction que de mettre en scène un écrivain.
Même le plus difficile peut être vite fait, seul l'impossible demande un peu plus de temps.
La souffrance infligée et ressentie peut s'oublier, elle ne s'efface pas, elle est inscrite dans un livre de comptes inconnu.
Un compte en banque et quelques canaris à nourrir, un héritage à espérer, une voiture à acquérir, toutes ces bornes de carton qui, de kilomètre en kilomètre, nous mènent fièrement et joyeusement à la tombe.
Je te noterai dans mon livre de mémoire.
Parfois, c'est difficile de pardonner à ceux qui vous ont blessé.
L'affreux cuistre Schopenhauer, qui passa sa vie à observer l'horizon du fond d'un puits, était certes bien incapable de soupçonner l'origine surnaturelle du sentiment dominateur qui précipite les hommes les plus forts sous les pieds des femmes, et la chiennerie contemporaine a glorifié sans hésitation ce blasphémateur de l'Amour.
La critique n'est utile qu'en tant qu'elle guide l'action.
L'excès de critique engendre l'inintelligence.
Sans l'amour, si difficile à pratiquer, la vie n'est qu'un combat incessant pour posséder et se défendre des autres.
L'amour est un meilleur professeur que le devoir.
Écrire est un acte. Le livre est le résultat d'une liaison, d'un désir, d'un rapport. Il s'agit de sexualité.
Mieux vaut cacher sa déraison, mais c'est difficile dans la débauche et l'ivresse.
Tout livre qui vaut la peine d'être interdit est un livre qui vaut la peine d'être lu.
Quand il entend les autres prononcer le mot de « chance », il dit : « Ah oui ! Voilà comme les faibles appellent le courage. »
Le chinois n'est jamais du chinois pour un Chinois.
Presque tous les hommes sont des esclaves pour la même raison que les Spartiates attribuent à la servitude des Perses - le manque de pouvoir pour prononcer la syllabe "Non". Pouvoir prononcer ce mot et vivre seul, sont les seuls moyens de préserver sa liberté et son caractère.
Un auteur doit être dans un livre comme la police dans la ville : partout et nulle part.
Ce que je préfère chez Truffaut, c'est qu'il a arrêté la critique. Il y a un moment où il faut arrêter la critique : elle ne sert à rien
La littérature n'a rien à voir avec les souffrances des écrivains ou l'idée qu'ils se font de la littérature.
J'écris toutes les nuits après le tournage. J'entends la mer. Ce soir, il faut écrire. Hors saison. Idéal pour se prendre pour un écrivain. Ce soir, je vivrai toute ma vie, solitaire, si les vagues me donnaient ce que j'envie. Le livre de mes rêves au bout de mes doigts.
Chère Karen,Si tu lis cette lettre, ça veut dire que j'ai finalement eu le courage de la poster, et c'est tant mieux pour moi.Tu ne me connais pas très bien, mais une fois lancé, j'ai tendance à parler pendant des [...] â–º Lire la suite
Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade.
Je vais vous dire ce qu'est l'homme. C'est un monstre, un foetus éjecté privé de son développement naturel, jeté au monde avec une couverture nue de parchemin, avec trop peu de place pour ses dents et un crâne bombé mou comme une bulle. Mais la nature y remue un pudding.
Un critique littéraire, c'est une mémoire livresque considérable, plus une culture tous azimuts, plus l'esprit de découverte, plus un fort pouvoir d'analyse, plus un vrai talent d'écrivain.
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
Je demande à un livre de créer en moi le besoin de ce qu'il m'apporte.
Quand vous êtes mort et que quelqu'un crie "Debout là-dedans, c'est l'heure de se lever", c'est difficile d'enfiler ses pantoufles.
En vieillissant, force est de constater que cela devient de plus en plus difficile de ne pas avoir les mêmes opinions que ceux qu'on aime.
Les défauts ont des sexes. Et ça nous est plus difficile de les supporter quand la nature ne les a pas distribués au gré de notre conformisme.