L'humour, le cinéma et la littérature sont là pour leur permettre de digérer et de gouverner ces penchants inconscients.
La littérature anticipe toujours la vie. Elle ne la copie point, mais la moule à ses fins.
L'amour est pour la femme un roman dont elle est l'héroïne ; pour l'homme, un roman dont il est l'auteur.
Le lecteur idéal lit toute la littérature comme si elle était anonyme.
Je ne vais pas au cinéma et le peu de film que je vois en vidéo ne me plaisent pas
On ne va plus au cinéma pour s'échapper, mais pour voir la vraie vie.
Avoir la littérature dans la peau a son synonyme : la vie vaut plus le coup d'être lue que vécue.
Chaque roman est un déicide secret, un assassinat symbolique de la réalité.
Décider d'une guerre est une responsabilité très lourde. La prédire propre et rapide relève du cynisme ou de l'utopie.
La littérature ne peut vivre que si elle se fixe des objectifs démesurés.
J'aime le style français des années 30 et 40. Les stars du cinéma français comme Jean Gabin et Yves Montand avaient un style tellement naturel et sans effort.
Le cynisme de l'extrême solitude est un calvaire qu'atténue l'insolence.
Pour moi, le cinéma n'est pas une tranche de vie, mais un morceau de gâteau.
Une gifle ? C'est souvent le prologue d'un grand roman d'amour !
La littérature n'est-elle jamais autre chose qu'un refuge contre l'angoisse ?
Les deux caractéristiques essentielles de l'Anglais sont l'humour et le gazon. L'Anglais tond toujours son gazon très court, ce qui permet à son humour de voler au ras des pâquerettes.
La personne qui n'éprouve pas de plaisir à la lecture d'un bon roman ne peut qu'être d'une bêtise intolérable.
Un romancier ne peut jamais être son lecteur.
Ma vie, ma lecture, tout de moi tourne autour du cinéma. Donc pour moi, le cinéma c'est la vie, et vice-versa.
La littérature a un rapport différent avec le monde, elle exige la métaphore.
Le roman est autant un artefact verbal qu'un poème lyrique.
Le cinéma est un art du passé qui ne correspond plus aux modes d'expression contemporains ; j'ai besoin d'une palette plus large.
Comment s'appelait-il autrefois ce cinéma ? Je me gratte...n'arrive plus à me souvenir. Il fait l'angle de la rue du Moulin de la Pointe et de la rue du Docteur Laurent. J'y allais souvent le samedi soir, comme dans la chanson, après le turbin.
Le hasard est le plus grand romancier du monde ; pour être fécond, il n'y a qu'à l'étudier.
La vache herbivore, ruminant comme chacun sait, a été rendue folle par une alimentation de carnivore. Cette apothéose de l'absurde a été scientifiquement établie et constitue l'un des fleurons de l'ignorance ou du cynisme au service de l'avidité.
Rien n'est plus ennuyeux qu'un plateau de cinéma quand on n'y travaille pas.
Lire la fin d'un roman policier avant d'y arriver, c'est comme manger un biscuit fourré à la noix de coco en allant tout de suite à la noix de coco. Après il ne reste plus qu'à jeter le biscuit.
Nous désirons que le cinéma nous ouvre une porte sur le monde de l'inexplicable.
Quel cynisme de vendre son âme, et de sacrifier autrui pour obtenir une fausse gloire ou quelque sale argent.
J'ai dit un jour qu'écrire un roman c'est un peu comme construire les montagnes d'Edom avec des Lego. Ou comme édifier entièrement Paris, avec ses monuments, ses places, ses boulevards, ses tours, ses banlieues et jusqu'au dernier banc public, à l'aide d'allumettes.
Je ne sais pas si j'ai manqué au cinéma mais le cinéma m'a manqué énormément.