L'humour, le cinéma et la littérature sont là pour leur permettre de digérer et de gouverner ces penchants inconscients.
Toute philosophie est indissociable du monde émotif duquel elle émerge. Son intérêt vient du fait qu'elle témoigne d'une expérience humaine, d'une rencontre d'un monde intérieur avec le monde extérieur.
La littérature est une maladie. Ou peut-être un remède à une maladie.
La philosophie ne laisse rien sur son passage. Elle est comme un feu brûlant qui dévore tout. Elle est un incendie de l'esprit et de l'âme, une conversion du regard, duquel on ne sort pas indemne.
La philosophie ne s'apprend pas ; la philosophie est la réunion des sciences acquises au génie qui les applique.
Les hommes dont parle Matthieu n'étaient pas seulement des astronomes. Ils étaient des « savants », ils représentaient la dynamique de l'aller au-delà de soi, intrinsèque aux religions - une dynamique qui est recherche de la vérité, recherche du vrai Dieu et donc aussi une philosophie dans le sens originaire du mot.
L'on peut prévoir le jour où, le phonographe et le cinéma étant devenus les seules formes d'impression en usage, les poètes auront une liberté inconnue jusqu'à présent.
Si la littérature n'est pas pour le lecteur un répertoire de femmes fatales et de créatures de perdition, elle ne vaut pas qu'on s'en occupe.
Nous sommes intoxiqués par la littérature au point de ne pouvoir vivre par nous-mêmes.
Sur scène, je suis un artisan qui travaille un geste, une langue. Mes rôles au cinéma sont davantage dans l'économie de moyens, la rétention.
Le cinéma est le plus totalitaire des arts.
L'oeuvre littéraire sert de miroir au public. L'auteur s'y reflète et le lecteur y trouve son image.
Toute philosophie est d'une certaine façon, la fin de l'histoire.
La philosophie n'est pas une doctrine mais une activité.
Dieu a dit aux hommes de se débrouiller, et c'est ce que les professeurs de philosophie appellent liberté.
Les films sont toujours des fictions, pas des documentaires. Et même un documentaire peut être une sorte de fiction.
Il est vrai que le fait divers est littérature, même si cette littérature est réputée mauvaise.
Le cinéaste pense avec les yeux et les oreilles, le peintre avec les mains. La littérature est un refuge. Elle approfondi la vision du monde.
Quand elle est vraiment personnelle et jaillie des origines, la prière se trouve à la limite de la pensée philosophique, elle devient philosophie dans l'instant où s'abolit toute relation intéressée avec la divinité.
J'ai une philosophie personnelle. La "philosophie de la tasse à laver". Quand vous êtes devant l'évier, vous vous occupez de votre tasse et pas d'autre chose. Le sublime se trouve dans l'ordinaire.
Cannes, se disait Xavier, c'est la fête de la saucisse avec des putes en Louboutin. Tous à dégueuler leur caviar, le nez plein de coke, après avoir récompensé du cinéma roumain.
On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments. Ainsi la Bible, quel chef-d'oeuvre !
Le cinéma est un divertissement, et les gens vont au cinéma parce qu'ils veulent se sentir bien et oublier tout.
La littérature est l'essentiel, ou n'est rien.
Le cinéma n'a jamais fait partie de l'industrie du spectacle, mais de l'industrie des cosmétiques, de l'industrie des masques, succursale elle-même de l'industrie du mensonge.
La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas.
Si ma photo revenait dans les journaux, au moins c'était pour être la vedette du plus gros vol de l'histoire.
La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer.
C'est la force de notre cinéma où il est possible d'être le meilleur sans être forcément le premier, contrairement au cinéma américain, où seul le box-office vous donne raison.
Le cinéma substitue à nos regards un monde qui s'accorde à nos désirs.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.