Tout pouvoir pense continuellement à se conserver à s'affirmer, à s'étendre et que cette passion de gouverner est sans doute la source de tous les maux humains.
Tout ce que vous construisez à grande échelle ou avec une passion intense invite au chaos.
S'il est question d'une boisson insipide, comme, par exemple, un verre d'eau, on n'a ni goût ni arrière-goût ; on n'éprouve rien, on ne pense à rien ; on a bu et voilà tout.
Il vaut mieux se perdre dans sa passion que perdre sa passion.
Seul l'art a le pouvoir de sortir la souffrance de l'abîme.
Il faut à la force, pour tenir son rang, un certain caractère d'assurance.
La crainte aguerrit contre les maux et en évite les surprise.
La jalousie, passion éminemment crédule, soupçonneuse, est celle où la fantaisie a le plus d'action ; mais elle ne donne pas d'esprit ; elle en ôte.
La passion est un excès de vie, un excès de lumière, impossible à étaler dans un quotidien.
On sauve par l'amour et la souffrance offerte. C'est ainsi que tout est égal. C'est ainsi que rien n'est vain.
Celui qui a des connaissances, on le dit méchant ; celui qui est intelligent, on le dit fou.
Celui qui manque trop du pain quotidien n'a plus aucun goût au pain éternel.
Comment gouverner les démocraties s'il faut être populaire pour être élu et impopulaire pour réformer ?
Quel fléau que la richesse unie à l'ignorance !
Ce qu'on nomme passion n'est autre chose qu'un désir irrité par la contradiction.
L'action non-violente, née de la conscience de la souffrance et nourrie par l'amour, est le moyen le plus efficace de faire face à l'adversité.
Il n'y a pas de souffrance plus atroce que celle d'aimer une femme qui vous donne son corps et qui pourtant est incapable de livrer son être véritable - parce qu'elle ne sait pas où le trouver.
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
Quand on brûle la chandelle par les deux bouts, on la fait tenir par le voisin.
Entre le vice et la vertu, pour bien des hommes politiques comme pour bien des femmes, il n'y a que l'épaisseur d'une combinaison.
On n'est compatissant que pour les maux qu'on éprouve soi-même.
Il ne faut pas chercher, il ne faut pas essayer de comprendre les raisons d'un dénonciateur. La délation est un vice. Le vice ignore la logique.
Le but de l'instruction n'est pas de faire admirer aux hommes une législation toute faite, mais de les rendre capables de l'apprécier et de la corriger. Il ne s'agit pas de soumettre chaque génération aux opinions comme à la volonté [...] â–º Lire la suite
Les gens qui prétendent que le temps guérit tous les maux n'ont jamais attendu indéfiniment dans le salon d'un médecin.
Je réfléchis également aux surnoms pittoresques des pêcheurs de Port Lligat : le marquis, le ministre, l'Africain, il y a même trois Jésus-Christ. Je suis persuadé qu'il est peu d'endroits au monde -et aussi petits- où se rencontrent trois Jésus-Christ !
Le philosophe antispéciste Peter Singer se revendique de gauche et le justifie ainsi : " Hausser les épaules devant la souffrance évitable des faibles et des pauvres, de ceux qui sont exploités et dévalisés, ou qui n'ont simplement pas assez [...] â–º Lire la suite
Toute passion engorgée produit sa contre passion qui est aussi malfaisante que la passion naturelle aurait été bienfaisante.
La vraie fête, c'est faire ce dont on a envie, indépendamment de ce que font les autres, sans tenir compte du calendrier, en se moquant des usages et en faisant fi du qu'en-dira-t-on. Rare et difficile.
- Je peux être franche avec toi ? - Ah non, je déteste de la franchise. Les gens qui disent la vérité sont souvent horribles. - Mais dis-moi quand même. Comment un mec comme toi peut être encore célibataire à ton [...] â–º Lire la suite
Le rêve du méchant est son premier supplice.
La majorité se compose d'un petit nombre de meneurs énergiques, de coquins qui s'accommodent, de faibles qui s'assimilent et de la masse qui suit cahin-caha, sans savoir le moins du monde ce qu'elle veut.