Il n'est de plaisir qu'en imagination.
Notre coeur périssable, notre imagination si mouvante s'attachent à ce coteau d'éternité. Nos sentiments y rejoignent ceux de nos prédécesseurs, s'en accroissent et croient y trouver une sorte de perpétuité.
En général, personne ne manque tant de zèle pour adoucir vos peines, que les fourbes qui les ont causées et qui y gagnent.
Pour faire plaisir à mes parents. Que de fois ai-je entendu cette explication, pavillon de tous les reculs, de tous les abandons ! Aux parents, bien sûr, mais à nous-même également, à tout ce qui, en nous, nous pousse à la défaite, à la soumission !
La joie du coeur c'est la femme.
Bien souvent, le plaisir pris à lire dépend dans une large mesure du confort physique du lecteur.
Tout le monde se plaint d'un manque d'argent, mais personne d'un manque d'intelligence.
Le roman est l'histoire des hommes, tandis que l'histoire est le roman du passé.
On ne donne pas ses vingt ans ; on s'en sert pour goûter le plaisir et on les reprend pour effilocher le souvenir.
C'est justement le perpétuel manque d'harmonie en l'homme qui crée une harmonie sans cesse nouvelle.
Le moyen de plaire en société est de laisser chacun parler de soi.
Comme ils sont étranges ces jours où la joie de vivre est programmée dans les calendriers.
Cela ne vaut pas la peine d'essayer de faire plaisir aux gens en se taisant ou en racontant ce qu'ils veulent entendre.
Celui qui trouve son plaisir et son bonheur uniquement dans la passion, peut-il comprendre que l'esprit et le coeur ont leurs exigences ?
On se console souvent d'être malheureux par un certain plaisir qu'on trouve à le paraître.
A Paris, quand on croise une femme dans la rue et qu'on la regarde, on commet presque une infidélité. Regarder une Française et être vu par elle, on dirait qu'on ébauche un roman d'amour !
Derrière les combinaisons du capital et du travail, derrière les mutations technologiques et sociales, derrière les structures de l'échange et les jeux de la conjoncture, il y a, il y a toujours eu, il y aura toujours, les décisions ou les renoncements des hommes, leur énergie ou leur passivité, leur imagination ou leur immobilisme.
On se marie, comme on va au danger, par manque d'imagination.
La consolation du vieillard, c'est de multiplier le plaisir qu'il prend par le dégoût qu'il inspire.
Il faut refuser aux femmes le port du pantalon. Elles perdraient tout attrait sexuel aux yeux des hommes.
On éprouve un plaisir qu'on n'a jamais connu avec aucune femme. La politique dévore ses serviteurs. On peut l'aimer et survivre. On peut en mourir aussi. Cela vous ronge de l'intérieur, cela vous pompe tout votre amour propre. Et l'individu qu'on a été n'est plus qu'un homme politique.
J'ai toujours voulu réussir dans la vie, pour faire plaisir à mes parents (...), pour leur montrer que la vie pouvait être belle.
Si une femme fait attendre un homme avec qui elle a rendez-vous, c'est pour le plaisir de pouvoir se dire que, pendant ce temps, il n'est pas auprès d'une autre.
L'homme s'ennuie du plaisir reçu et préfère de bien loin le plaisir conquis.
Il n'est rien de plus urgent que d'apprendre la patience, le plaisir de se perdre, la ruse et le détour, la danse et le jeu, pour se retrouver capable de façonner sa vie comme une ironique oeuvre d'art.
La conversation de deux amis rend leurs biens et leurs maux communs. Elle augmente leur plaisir et diminue leurs peines, rien ne soulage tant la douleur que la liberté de se plaindre.
Ceux qui parlent de la joie d'aimer, c'est qu'ils n'aiment pas. Aimer un être, c'est se le sentir nécessaire, donc se sentir soi-même dans un continuel provisoire.
Il faut savoir prendre son temps, ralentir, suivre ses instincts et goûter la sensualité au quotidien. C'est l'essence même de la vérité.
Les parties de plaisir s'achèvent dans la solitude mélancolique des examens intimes.
Filles de joie. La joie de qui ?
Bien des femmes vous pardonnent plutôt un manque de respect qu'un manque d'hommages.