Le plaisir et la douleur sont les deux extrêmes de la sensibilité : son moyen terme est le calme vivant ; sa nullité, la mort.
À la mort de ma mère, j'avais totalement perdu confiance en moi. Je culpabilisais sans cesse. J'étais souvent repliée sur moi-même. J'avais tendance à vivre dans le regret, incapable de prendre des décisions de peur de me tromper.
Celui qui prie pour empêcher la mort est aussi fou que celui qui prierait pour faire lever le soleil par l'ouest, sous prétexte qu'il n'aime pas la lumière matinale.
La mort est la destination que nous partageons tous, personne n'y a jamais échappé. Et c'est comme il se doit parce que la mort est très probablement la meilleure invention de la vie.
C'est ainsi : les choses qui arrivent dans la vie basculent tôt ou tard dans les livres. Elles y trouvent leur mort et un dernier éclat.
Méfions-nous des entraînements de la sensibilité ! On commence par plaindre les assassins et par un enchaînement fatal on finit par s'apitoyer sur les victimes...
Un hypocrite est un patient dans la double acceptation du mot ; il calcule un triomphe et endure un supplice.
Si tu ne brises pas tes liens pendant la vie Quel espoir de délivrance auras-tu dans la mort ?
Le néolibéralisme n'est pas un programme économique - c'est un programme politique conçu pour produire le désespoir et tuer toute alternative future.
Gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car un océan de douleur n'est pas un proscénium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse.
La mort nous sourit à tous, tout ce qu'on peux faire c'est lui sourire à notre tour.
La mort a toujours tort.
Je me rappelais que mon père avait coutume de dire que le but de la vie c'est de se préparer à rester mort très longtemps.
La mort ne donne la clé de rien. Des clés, on n'en trouve que dans la vie.
Défiez-vous des choses posthumes : quel que soit l'esprit avec lequel une vieille femme parle de sa beauté perdue il y a toujours dans sa louange la funèbre solennité de l'office des trépassés.
Est-ce qu'on peut arriver au Paradis une demi-heure avant que le diable sache qu'on est mort ?
Aimer et ne pas être aimé en retour est un supplice tel, que même les dieux ne l'ont pas imposé aux damnés des abysses.
Aucun plaisir n'est aussi grand que l'amour de l'aimée, aucune douleur n'est aussi intense que l'absence de l'aimée.
La perspective d'un châtiment modéré, mais auquel on est sûr de ne pouvoir échapper, fera toujours une impression plus vive que la crainte vague d'un supplice terrible, dont l'espoir de l'impunité anéantit presque toute l'horreur.
J'ai vraiment essayé d'adopter cette sensibilité britannique toute flegmatique. J'ai essayé, j'ai vraiment essayé, mais je crois que ce que cela provoque à l'intérieur est sans doute véritablement nocif.
Nous devrions tous être physiquement beaux ; la mort nous le doit bien.
Je voudrais, convoitant l'impossible en mes voeux,Enfermer dans un vers l'odeur de tes cheveux ;Ciseler avec l'art patient des orfèvresUne phrase infléchie au contour de tes lèvres ;
La douleur est la monnaie de toute félicité.
Le mariage est comme la mort : peu de gens y arrivent préparés.
Il te faudra franchir la mort pour que tu vives.
Les silences sont parfois le désespoir des soumis.
Vivre est une maladie... La mort est le remède.
Rien n'est dramatique puisque la vie comme la mort sont deux grandes solitaires.
Le désespoir est à la mort ce que le beurre de cacao est au suppositoire : un excipient qui rend plus facile le passage.
En amour, il n'y a pas de plus affreux désastre que la mort de l'imagination.
Quand on est côté management, il faut encore comprendre la sensibilité artistique pour qu'il y ait un dialogue avec le côté créatif.