Le roman est autant un artefact verbal qu'un poème lyrique.
Un jour j'ai lu un poème sur une fille dont le petit ami était mort. Elle l'imaginait au ciel entouré d'anges, des anges filles bien sûr, et ça la rendait jalouse. Ellie est partie. Et moi je l'imagine là haut [...] â–º Lire la suite
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
Mais ça s'est su assez vite, quand même. Les premières années, les journalistes ne me parlaient que de ça. C'était un peu vexant. Et puis, au fur et à mesure, comme ils ont vu que je produisais une musique originale, [...] â–º Lire la suite
Ce que certains découvrent dans la poésie et les musées, je le ressens dans un bon coup de départ.
Chaque poème est un trésor de sentiments.
Le cinéma policier, tout comme le roman policier, est le meilleur reflet de l'époque à laquelle il est tourné.
La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie.
La poésie n'a pas d'autre but qu'elle-même.
Un texte est composé d'une forme, d'un contenu et d'un sens. Les gens ordinaires s'arrêtent à la forme. Les gens intelligents comprennent le contenu. Et les Sages en saisissent le sens.
Peinture et poésie se font comme on fait l'amour : un échange de sang, une étreinte totale, sans aucune prudence, sans nulle protection. Le grand saut, à chaque fois.
Le dépit est un petit mot, mais il représente un fouillis de sentiments et un composé de discordes aussi étranges que n'importe quel polysyllabe de la langue.
Le naturel n'est pas suffisant à celui qui en poésie veut faire oeuvre digne de l'immortalité.
J'ai toujours voulu devenir acteur, et il me semble que cela a débuté du jour où, au jardin d'enfants, j'ai récité un poème : Le Rouge-gorge du printemps. Les gens ont applaudi. J'ai aimé le bruit que cela faisait. Je l'aime toujours.
La poésie en dit long et c'est vite fait. La prose ne va pas très loin et prend du temps.
La poésie c'est le chant intérieur.
Il n'y a plus que la radio qui chante. La chanson a cessé d'être un art populaire pour devenir une industrie lourde, avec ses cartels, ses investissements, ses transferts de vedettes et son imposture organisée.
Nous ne commettons pas l'erreur des romanciers, qui se croient tenus, quand ils ont leur titre, d'écrire en supplément le roman lui-même.
Ma chanson française, c'était Renaud quand j'avais 14 ans. Ou alors Higelin ou Dick Annegarn.
J'accepte la grande aventure d'être moi.
L'un des charmes absolus de notre époque est d'avoir rendu l'économie romanesque, et le roman économique.
La poésie c'est la raison en vacances, une possibilité de survivre dans ce monde voué au matérialisme.
L'entreprise autobiographique entraîne de grandes inexactitudes puisque l'on pèche souvent par omission, volontairement ou non.
Une chanson marque une occasion dans ma vie et c'est comme ça que je vis ma vie, par chansons.
La métaphysique est le roman de l'esprit.
Tout poème est une mise en demeure.
Dans tous les cas, la poésie est antérieure à la prose : on dirait que l'homme chante avant de parler.
Il y a tellement de poésie autour de l'ivresse. Je crois que c'est parce que ça à voir avec la liberté.
Car la vie, j'en suis convaincu, est faite de poésie. La poésie n'est pas étrangère à la vie.
La chanson ça fait voyager et, comme les voyages, la chanson forme la jeunesse.
Une collection est comme un dîner. Il est composé des personnes que vous invitez, mais aussi des personnes que vous n'invitez pas.