Ce que Dieu demande de nous, c'est un geste seulement, et c'est lui qui fera le reste.
On dépense des milliards dans les banques quand on sait qu'une fraction de cet argent pourrait sauver tous les enfants du monde.
La vie n'est guère plus qu'une fraction de seconde. Un peu de temps pour se préparer à l'éternité !
Quels que puissent être nos efforts, la plus longue vie bien employée ne nous permettra jamais de rendre qu'une portion imperceptible de ce que nous avons reçu. Ce ne serait pourtant qu'après une restitution complète que nous serions dignement autorisés à réclamer la réciprocité des nouveaux services. Tout droit humain est donc absurde autant qu'immoral.
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
La vérité est que vous quittez ce monde sans rien. Vous êtes est un administrateur temporaire qui doit bien gérer la richesse dont il a la charge. Le surplus peut servir à beaucoup de choses pour faire un monde meilleur.
L'amour ne fait pas la différence entre les miettes et les joyaux. Il accueille tout d'un coeur inassouvi.
La vie c'est comme une carrière de marbre. On y va, persuadé d'y trouver des pierres merveilleuses. On n'y voit que des débris inutilisables. C'est pourtant là que s'élaborent les palais et les cathédrales.
C'est souvent comme ça avec le quotient intellectuel : un vrai "i" mais un faux "Q" !
Qu'est-ce qu'un adulte sinon un enfant brisé, morcelé, en miettes ?