Quand un préjugé disparaît, il y a une vertu qui disparaît en même temps. Une vertu n'est qu'un préjugé qui reste.
Rien ne passe aussi inaperçu que le Bien, puisque le Bien véritable ne dit pas son nom - s'il le dit, il cesse d'être le Bien, il devient de la propagande.
Le temps est élastique. Avec un peu d'adresse on peut avoir l'air d'être toujours dans un endroit et être toujours dans un autre.
Tu sais bien que tu étais entre la mort et moi. Mais hélas il paraît que j'étais entre la vie et toi.
Ma foi, sur l'avenir bien fou qui se fiera : tel qui rit vendredi, dimanche pleurera.
Le soleil accepte bien de passer par de petites fenêtres.
Je cultive mon jardin. Et dans ma vie professionnelle comme dans mon carré de jardin, j'ai bien l'intention d'exclure les navets !
Je t'aime, conjugué à tous les temps tous les modes.
Quand nous avions de bois pour assurer la cuisson des gigots d'huissiers que l'administration des Finances avec son opiniâtreté bien connue nous députait mathématiquement, Angèle Vannier s'armait d'une petite hache et coupait des morceaux de portes des voisins.
Il est plus difficile de se taire que de bien parler.
Le créateur a bien peu d'influence sur sa créature si celle-ci ignore qu'elle est issue de lui.
Une ambiance de catastrophe globale allège toujours un peu les catastrophes individuelles, c'est sans doute pour cette raison que les suicides sont si rares en période de guerre.
Le passé n'est jamais mort. Ce n'est même pas passé. Nous travaillons tous dans des toiles tissées bien avant notre naissance, des toiles d'hérédité et d'environnement, de désir et de conséquence, d'histoire et d'éternité.
En parlant des amoureux :Leur plus grand désir serait de voir le temps se figer, et c'est pourquoi ils n'ont rien de plus pressé que d'agripper leur appareil photo et de photographier leur bonheur. C'est la seule façon fiable de faire durer la passion.
Il est des gestes qui trouvent une justification bien des années plus tard : le bon sens posthume.
Le bilan du quinquennat est bon; il est temps d'être fiers de notre action.
Pendant que la paresse et la timidité nous retiennent dans notre devoir, notre vertu en a souvent tout l'honneur.
Il n'est rien que le temps n'enseigne en vieillissant.
Le réel exil commence lorsque le présent est confisqué. Quand on est condamné à rêver le temps d'avant et attendre l'avenir.
La vie est tout de même une chose bien curieuse... Pour qui sait observer entre minuit et trois heures du matin.
Il existe une image de Patrick Bateman. Une sorte d'abstraction. Mais je n'existe pas vraiment. Ce n'est qu'une entité, quelque chose d'illusoire. Et bien que je puisse cacher mon regard froid, que vous puissiez me serrer la main et sentir [...] â–º Lire la suite
Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d'étés pouvaient mener aussi bien aux prisons qu'aux sommeils innocents.
Oncle Joe ? Ben moi je me rappelle quand j'avais lu les mémoires d'Errol Flynn qui racontait qu'il était dans un pays des Caraïbes, où un méchant blanc frappait un petit coolie qui portait les paquets, et le petit coolie [...] â–º Lire la suite
Un traître en nous quittant Nous affaiblit bien moins qu'un lâche défenseur.
En amour, le dévouement est bien près de la spéculation.
On parle toujours bien quand on arrive à se faire comprendre.
Bien poser les questions, c'est tout un art. Où tout dépend, bien sûr, de la réponse que l'on veut obtenir.
Ne jamais être en retard. Lorsque vous êtes en retard, ce que vous dites, c'est que votre temps est plus important que le temps de l'autre. C'est assez égoïste.
L'harmonica est un objet à rêver, c'est l'instrument du voyageur, de l'errant... Il génère un imaginaire qui va bien au-delà des possibilités qu'on lui prête.
Un état bien dangereux : croire comprendre.
On ne sert bien ses patrons qu'aveuglément, la satisfaction béatement accrochée aux lèvres.