L'ordre de la pensée est de commencer par soi, et par son auteur et sa fin.
La logique est un risque à courir. La moindre petite pensée développée jusqu'au bout se transforme toujours en machine infernale.
La passion, et la neurasthénie, c'est l'instabilité. Et l'instabilité, c'est la fin de la civilisation.
Le génie de la France est une source où, de tout temps, puisa la pensée des peuples libres.
Dans la vie, rien ne se résout, tout continue. On demeure dans l'incertitude, et on restera jusqu'à la fin sans savoir à quoi s'en tenir.
La vie des écrivains, c'est plus important que les livres. On entend le mensonge et on entend la vérité, on entend le dedans et on entend le dehors, on est en soi et on est hors de soi.
Il n'est pas de plus grand honneur pour les peuples germains que d'avoir fait le vide autour de soi et d'être entourés d'espaces désertiques aussi vastes que possible. C'est à leurs yeux la marque même de la vertu guerrière, que [...] â–º Lire la suite
Que ne suis-je devant votre porte et que ne puis-je pour ma propre jouissance - une jouissance capable d'abolir toute tension - appuyer sans fin sur votre sonnette !
La pensée naît d'événements de l'expérience vécue et elle doit leur demeurer liée comme aux seuls guides propres à l'orienter.
Si jamais l'humanité en arrivait à ne plus opérer qu'avec des vérités éternelles, des résultats de pensée ayant une validité souveraine et un droit absolu à la vérité, cela voudrait dire qu'elle est au point où l'infinité du monde intellectuel [...] â–º Lire la suite
Du livre découlerait la pensée que l'homme peut vouloir sur la terre l'abondance même du pays de Cocagne.
La philosophie n'est pas une doctrine mais une activité.
Les plaisirs sans fin du contact avec la nature ne sont pas réservés aux scientifiques, mais accessibles à tous ceux qui se placent sous l'influence de la terre, de la mer, du ciel, et de leur existence surprenante.
Il (Jean d'ormesson) était complètement mêlé à notre histoire et à notre culture, comme peu de gens le sont aujourd'hui. Sa disparition est une perte personnelle, mais aussi une perte pour la culture, la civilisation et l'image de la France.
Deux heures de conversation avec Pierre Boutang et à la fin cet avertissement tranquille : « La guerre du Golfe sera sans doute finie dans deux ou trois mois, mais à la vérité elle durera deux siècles. »
La fin est si immense qu'elle contient sa propre poésie. Il n'y a pas à faire de rhétorique. Juste dire les choses simplement.
Le christianisme dans son essence (et c'est sa paradoxe grandeur) est une doctrine de l'injustice. Il est fondé sur le sacrifice de l'innocence et l'acceptation de ce sacrifice.
Pour un peu, j'aurais mis fin à mes jours...C'est l'art, et lui seul, qui m'a retenu. Ah, il me paraissait impossible de quitter ce monde avant d'avoir donné tout ce que je sentais germer en moi. Ma résolution sera durable, [...] â–º Lire la suite
Pourquoi le sexe occupe t-il tant notre esprit ? Parce qu'il est l'échappatoire suprême. C'est la voie ultime vers l'oubli de soi absolu.
Il faut être bien fort et bien maître de soi, pour pénétrer dans tous les coins de la pensée humaine.
Les vrais grands écrivains sont ceux dont la pensée occupe tous les recoins de leur style.
Chaque fois qu'un homme meurt, c'est pour lui la fin du monde et le jugement dernier.
L'attachement à soi augmente l'opacité de la vie.
A quoi ça sert les émotions pour soi tout seul ?
S'élever au-dessus de soi et saisir le monde.
La civilisation est quelque chose d'imposé à une majorité récalcitrante par une minorité ayant compris comment s'approprier les moyens de puissance et de coercition.
Ce qui découle du pessimisme, c'est la doctrine de l'absurdité de l'existence.
Je veux qu'on se souvienne de moi comme d'une personne soucieuse de liberté, d'égalité, de justice et de prospérité des peuples.
La mort ? La fin au goût âcre des rêves de l'homme.
Il y a toujours dans la pensée une certaine quantité de rébellion intérieure.
On verra bientôt que d'oser vivre, ce n'est pas la fin du monde. Juste d'un monde.