Une société qui interdit à outrance pour protéger chacun contre soi est une société qui n'a pas une très grande idée de l'homme et qui tôt ou tard se demandera s'il ne faut pas penser à sa place.
L'occupation de l'humanité n'est qu'une entreprise universelle de démolition. Je parle de l'humanité mâle.
C'est une vaine ambition que de tâcher de ressembler à tout le monde, puisque tout le monde est composé de chacun et que chacun ne ressemble à personne.
- On dirait qu'on est glacé et que le monde continue à tourner autour de vous. - Peu importe le nombre d'amis près à vous soutenir dans votre deuil, c'est malheureusement quelque chose qu'on doit affronter seul.
Le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange.
Comme les hommes, les femmes doivent tenter de réussir et si elles échouent, leur échec doit être un défi pour d'autres femmes.
La lutte de l'homme contre le pouvoir, c'est la lutte de la mémoire contre l'oubli.
La permission du mal est de la part de Dieu, une preuve de son amour pour nous, et, en certains cas, le péché est la conséquence nécessaire de l'erreur.
Il faut toujours gâter un peu un tableau pour le finir.
Je suis entouré de crapules magnifiques qui finiront en état de sainteté.
Un jour quelqu'un m'a demandé si je pensais être la meilleure perspective d'avenir pour ma fille. C'est une question que je me suis longuement posée et voilà ce que j'en pense : personne n'est parfait, surtout pas moi, mais je [...] â–º Lire la suite
La discipline pour moi est une question de respect. Ce n'est même pas une question de respect de soi ; c'est une question de respect pour la vie et tout ce qu'elle offre.
À toi mon coeur et mon amour : je t'aime pour toujours.
La civilisation est une lutte contre la peur.
On est vraiment mort quand il n'y a personne pour se rappeler notre nom, sur cette terre.
Pourquoi vivons-nous, si ce n'est pour nous rendre la vie moins difficile ?
La vie est courte pour celui qui la compte en années, et longues pour celui qui la compte en secondes.
Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l'écart du mouvement précipité de l'histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. A condition de n'y être pas seul, de faire bloc.
Passer sa vie dans l'opposition est pour un homme politique ce que serait pour un poète se condamner à lire et à juger les vers des autres.
Si les poissons sont muets, les poissonnières sont bavardes pour eux.
A la toute première ligne, Sade explique que, quelque dégoût et quelque horreur qu'il éprouve à l'égard de tout ce qu'il va raconter, l'homme de lettres doit être assez philosophe pour dire la vérité.
Pour faire écouter ce qu'on dit, il faut se mettre à la place de ceux à qui l'on parle ; il faut être homme pour savoir parler au coeur humain.
Ecrire, c'est tuer, prier, délirer. Pour combler l'écart. Abolir l'Entre. Et n'y parvenir jamais.
Régner et politiser ressemble à jongler. Tout le monde sait comment ça fonctionne, mais aucun ne le maîtrise vraiment.
Sourire à un interlocuteur qui vous embarrasse, on n'a pas encore trouvé mieux pour passer à autre chose.
On ne s'accuse de la rage que pour faire croire que l'on sait mordre.
Un homme est-il de valeur si petite ? Est-ce une mouche ? Ou un ver qui mérite sans nul égard si tôt être détruit ?
Le premier pas, mon fils, que l'on fait dans le monde Est celui dont dépend le reste de nos jours.
Sans amour, le monde serait inanimé.
La seule chose qui peut empêcher que les humains ne s'entretuent, c'est de les tenir. Il faut un chef. C'est ce que réclame le peuple. Le chef est celui qui dit : lui, on le tue ; lui, on le récompense. Et alors tout le monde est content.
Si seulement la vie n'était qu'une répétition générale et qu'on avait le temps de recommencer. On pourrait s'entraîner encore et encore jusqu'à ce que tout soit parfait. Malheureusement, chaque jour de notre vie est une représentation unique. Il semble que [...] â–º Lire la suite