Comment vivre sans inconnu devant soi ?
La mort ignore la politesse. Elle ne prend jamais rendez-vous. Mais elle accepte ceux qu'on lui donne.
Il ne faut pas vivre la vie, mais il faut la supporter !
Il rendit comme il put son âme machinale,Et sa vie n'ayant pas été originale,L'Etat lui fit des funérailles nationales...Corne d'Aurochs.
Le bon critique est celui qui raconte les aventures de son âme au milieu des chefs-d'oeuvre.
Si Dieu existe, tout dépend de lui et nous ne pouvons rien contre sa volonté. S'il n'existe pas, tout dépend de nous.
Le psychologue se nourrit exclusivement dans la conscience : moi, je ne veux qu'une inconscience impossible à acclimater.
Les vêtements que je crée et tout ce que j'ai fait parlent de la vie, de la façon dont les gens vivent, de la façon dont ils veulent vivre et de la façon dont ils rêvent de vivre. C'est ce que je fais.
Il arrive quelques fois qu'une femme cache à un homme toute la passion qu'elle sent pour lui pendant que de son côté il feint pour elle toute celle qu'il ne sent pas.
Quand un homme, enseignant ce qu'il ne sait pas à quelqu'un qui n'a aucune aptitude pour l'apprendre, lui donne un diplôme, ce dernier a complété son éducation d'homme comme il faut.
Je déteste l'expression "mon livre" : j'y vois le propre d'une vanité par laquelle un sujet se pare des qualités que lui confèrent les autres en tant qu'il est lui-même un Autre.
Il n'est pas nécessaire de vivre mais il l'est de vivre heureux.
Une vie est une oeuvre d'art. Il n'y a pas de plus beau poème que de vivre pleinement. Echouer même est enviable, pour avoir tenté.
Ne frottez pas une allumette contre l'irascible. C'est lui qui prendrait feu.
La culpabilité est un affligeant pouvoir... Vous pouvez essayer de lui tourner le dos mais c'est alors qu'il se glisse derrière vous et vous mange !
- Il s'appelle Juste Leblanc. - Ah bon, il n'a pas de prénom ? - Je viens de vous le dire Juste Leblanc... Votre prénom c'est François, c'est juste ? Eh bien lui c'est pareil, c'est Juste. - ...
La conscience est la lumière de l'intelligence pour distinguer le bien du mal.
Ce qu'il y a de merveilleux dans le roman, c'est qu'on peut y parler de soi tout en ayant l'air de parler des autres.
Il n'est pas très facile d'admettre que la force morale possède autant de pouvoir et de vertu que le coup de poing; et que la maîtrise de soi qui refuse la riposte requiert plus de volonté et de courage que le réflexe automatique de rendre coup pour coup.
Chaque homme renferme en soi un monde à part, étranger aux lois et aux destinées générales des siècles.
N'embêtez pas les humains avec vos idées, votre harcèlement social. Ils veulent simplement vivre, les humains, vivre le temps de vivre, et reproduire la vie pour se sentir vivre ou revivre, et vivre le plus longtemps possible, et même survivre.
Le ciel regarde les hommes s'agiter avec tant d'étonnement que chaque jour la nuit lui en tombe !
Apprenez, âmes vulgaires, à mourir sans murmurer.
Ça me choque en tout cas de vivre dans une société où la mélancolie, la tristesse sont des fautes, qu'on n'avoue pas aux autres, et peut-être même pas à soi-même.
Je suis reconnaissante pour qui je suis et qui je ne suis pas. Je suis reconnaissante pour la vie que j'ai reçue et pour tout ce que j'ai et tout ce que je n'ai pas. Chaque respiration que je prends est une bénédiction et une opportunité de vivre pleinement la joie d'être en vie.
Si tu rencontres quelqu'un montant une fourche, dis lui : quel beau cheval !
Si les bons partent en premier j'compte vivre longtemps.
Le Roi de France peut combattre pendant la trêve parce qu'il est le bras de Dieu, et il lui est permis de recruter pour sa propre guerre, qui est celle du bien, des hommes qui n'ont pas vocation de combattre, [...] ► Lire la suite
Le XXè siècle a été celui des guerres conduites au nom d'idéologies mortes. Restent à inventer les institutions qui feront vivre la liberté.
Un médecin consciencieux doit mourir avec le malade s'ils ne peuvent pas guérir ensembles.
Dire que j'ai gâché des années de ma vie, que j'ai voulu mourir (...) pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n'était pas mon genre.